HomeÉducationZiguinchor : les facteurs qui gangrènent le développement de l’enseignement professionnel et technique dans la région

Ziguinchor : les facteurs qui gangrènent le développement de l’enseignement professionnel et technique dans la région


L’insuffisance des structures d’accueil,mais surtout, l’influence négative des parents dans le choix de l’orientation scolaire des enfants,constituent un goulot d’étranglement à partir duquel naissent tous les facteurs qui gangrènent le développement de l’enseignement professionnel et technique dans la région de Ziguinchor.

“L’ enseignement technique et la formation professionnelle sont les parents pauvres de l’Education et de la Formation dans la région de Ziguinchor. » Ce triste constat de Madame Fatou Cissé de l’Inspection d’Académie (IA) de Ziguinchor est largement partagé par son collègue, l’Inspecteur Siaka Goudiaby, toujours de l’IA de la capitale méridionale du pays, selon qui, l’Enseignement technique et la Formation professionnelle sont « relégués au second plan par les parents et les enfants » dans la région sud du pays. « Le taux d’enrôlement est très faible. Les effectifs sont faibles, comme si les gens ne veulent pas de la formation », a déclaré, hier à Ziguinchor, l’Inspecteur Goudiaby. C’était au cours d’une rencontre de sensibilisation organisée par la Cellule genre du Ministère de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Rencontre à laquelle a pris part la coordonnatrice de ladite cellule, Madame Sala Sall Diallo.

Au-delà de l’accès à la formation professionnelle et technique dans la région de Ziguinchor, Madame Diallo constate que les effectifs des filles dans les filières techniques et industrielles demeurent aussi faibles ; de même que les effectifs des garçons dans les filières de l’économie familiale et sociale. « Vous conviendrez avec moi que des disparités existent dans notre secteur (…). Disparités liées à certains métiers qui sont féminisés ou masculinisés (…). Ces disparités sont encore profondes dans le secteur de l’éducation et de la formation », dit-elle. Alors, selon elle, cela constitue une des conditions sine qua non d’un développement durable. Raison pour laquelle, toujours, selon elle, le Gouvernement a décidé d’orienter 30% du cycle fondamental vers la formation professionnelle et technique, à l’horizon 2025.

Pour booster le taux d’accès en matière de formation professionnelle et d’enseignement technique dans la région de Ziguinchor, les autorités compétentes misent sur le renforcement des structures d’accueil, mais également sur la sensibilisation des populations dans le sens de leur faire comprendre et accepter que les « métiers n’ont pas de genre ». Mieux, que le secteur de la formation professionnelle et de l’enseignement technique « ne constitue pas une option de second choix », après avoir échoué au niveau de l’enseignement général.

EnQuete

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