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UCAD – Cérémonie de remise de diplômes à la 46e promotion du Cesti : 28 nouveaux professionnels des médias sur le marché

Cérémonie de remise de diplômes à la 46e promotion du Cesti

Le CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information) a encore mis sur le marché de l’emploi 28 nouveaux journalistes. Les sortants de la 46e Promotion de cette prestigieuse école ont reçu ce jeudi dans la salle de l’auditorium de l’UCAD 2 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, leur parchemin. Cette promotion porte le nom de M. Amadou Mbaye Loum, défunt journaliste à la Rts, spécialiste des questions de guerre. Ainsi, pour rendre hommage au parrain, l’armée comme sa famille naturelle et biologique ont tous tenu à marquer cet événement par leur présence.

C’est une journée qui marque les diplômés du CESTI de l’Ucad. La cérémonie de sortie de promotion est un cérémonial annuel très couru et apprécié par les étudiants, les amis, les parents et la famille du parrain. Cette année, l’ombre de «Lindor», comme l’appelaient affectueusement ses proches, a plané ce jeudi dans la salle de l’UCAD2. Des témoignages inédits sur Amadou Mbaye Loum, un reporter de guerre de pure race.

 La cérémonie a été présidée par le  ministre de l’Economie Solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, journaliste sortie du CESTI et ancienne collègue de Mbaye Loum à la Rts (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise). « Je suis venue pour Amadou, pour le diambar, pour l’encadreur. Je suis venu pour lui dire merci », a-t-elle dit après avoir rappelé le parcours de l’Homme.

Pape Modou Loum, l’unique fils du défunt a rendu un hommage appuyé à son père. « A l’occasion de cette cérémonie, j’aimerais vous entretenir d’un sujet qui tenait mon père à cœur, la passion. S’il y a quelque chose qui m’a marqué en lui, c’est la passion qui l’animait. Cette flamme consumante  a causé chez lui des nuits sans sommeil et des risques qu’il a pris au péril de sa santé et sa vie pour sa patrie notamment lors des conflits en Casamance, en Liban, au Libéria, en Gambie…» Il a construit sa réputation sur la couverture de ces évènements.

Ainsi, Mbaye Loum restera dans le milieu médiatique, un modèle pour les générations à venir. C’est dans ce sens que son fils Pape Modou s’exprimait en ces termes « bien que je sois l’unique fils de mon père, je ne suis pas son seul héritier car l’héritage qu’il a laissé est un viatique pour toute la Nation et plus particulièrement pour le journalisme, ce noble métier qu’il a tend chérie ».

Lors de cette cérémonie de remise de diplômes aux tous nouveaux journalistes, les témoignages sur le parrain fusent de partout. Abdou Gningue, «promotionnaire» du parrain n’a pas tari d’éloges pour raconter Mbaye Loum. Il le définit comme quelqu’un de bien, un animateur, humble avec un esprit d’ouverture comme savent l’être les grands journalistes. « Amadou Mbaye Loum ne se fâchait jamais, il donnait des anecdotes pour que tout le monde soit souriant… Le reporter de guerre a frôlé la mort à plusieurs reprises, au sud du Liban lorsque leur contingent est tombé dans une embuscade ou bien encore ce jour en Banjul quand un sniper s’est mis à tirer en direction de l’ambassade du Sénégal… » Devant tant de violences qu’il a vécues, Mbaye Loum ne voyait pas le danger qu’il courrait tellement, il était guidé par sa passion. L’essentiel pour lui c’était d’aller trouver l’information là où elle se trouve pour satisfaire son public (auditeurs et téléspectateurs). Ce ne serait donc pas un hasard si les initiales de son nom Amadou Mbaye Loum (AML) renvoient à ce que les militaires appellent Auto Mitrailleuse Légère ? Cela se passe de commentaire et un tel homme mérite d’être le parrain d’une promotion de journalistes, a dit son ami de longue date, Abdou Gningue. Il appelle ainsi les nouveaux journalistes à s’inspirer de Mbaye Loum qui était un grand Monsieur dans le paysage médiatique sénégalais.

Les sortants du CESTI sont invités à prendre pour modèle leur parrain même s’il n’est plus de ce bas monde. Mais aussi et surtout, d’avoir en bandoulière l’éthique et la déontologie comme principe directeur au cours de leur exercice d’un métier noble et régulateur.

Madame Cousson Traoré Sall, Directrice du CESTI, lance ainsi à l’endroit de la 46èmepromotion : «vous êtes aujourd’hui devenus des journalistes professionnels dont la mission principale est d’exercer votre métier avec honnêteté, dignité et responsabilité. Avant d’ajouter : « Qu’on nomme la presse « 4e pouvoir », « contre-pouvoir » ou qu’on y voit plus simplement une source d’informations fiables pour éclairer les citoyens dans leurs jugements, les journalistes que vous êtes à présent occupent une place décisive dans toute société démocratique».

La Directrice a invité les journalistes à toujours se rappeler des valeurs fondamentales qui sous-tendent la profession parmi lesquelles, l’éthique et la déontologie, insiste-t-elle. Selon toujours la directrice du CESTI, les journalistes sont tenus de garantir la stabilité dans une société démocratique qui exige une sphère publique bien informée, intégratrice et pluraliste, une société dont les médias constituent de nos jours la principale instance d’expression et de délibération.

Poursuivant, elle affirme à l’endroit des sortants de cet établissement, qu’elle dirige depuis quelques mois : «Nous osons espérer que vous saurez utiliser à bon escient les acquis et outils pratiques appris durant votre formation.» Les Cestiens pour leur part, se sont engagés à respecter la charte du journalisme et les règles qui régissent le métier.

Après l’obtention de leur diplôme, le défi majeur pour ces nouveaux journalistes reste leur insertion dans le milieu professionnel.  

Cérémonie de remise de diplômes à la 46e promotion du Cesti

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