HomeActualitéSouvenir – 22 ans après sa disparition : Mame Abdou toujours vivant

Souvenir – 22 ans après sa disparition : Mame Abdou toujours vivant

Il avait disparu un 14 septembre 1997. Ce jour-là, même le ciel avait porté le deuil. Un épais brouillard avait enveloppé le Sénégal, qui avait saigné à cause du départ brutal de Mame Abdou Aziz Dabakh, qui a guidé le Sénégal sur le chemin de la droiture, de l’Islam. 22 ans après, il est toujours vivant dans nos cœurs et son ombre plane au-dessus du Sénégal orphelin.

14 septembre 1997-14 septembre 2019. Voilà 22 ans qu’il s’est assoupi, mais son héritage est toujours là. Son ombre tutélaire guide nos pas, sa voix de sage nous ramène sur le droit chemin à chaque fois que l’on se rapproche de l’abîme. Mame Abdou, ce nom très affectif qu’on collait au défunt khalife général des Tidianes montre qu’il était une part de nous tous. Un homme qui illuminait les cœurs, tirait des signes d’acquiescement à chaque fois qu’il décidait de sortir de son silence de soufi.

Khalife, marabout réputé, homme intègre, Serigne Abdou Aziz Dabakh a eu une vie utile. Il a désamorcé des crises, dénoué des situations compromises grâce à sa voix de médiateur, son sens de responsabilité, son implication dans la marche de la société. Celle-là qui est souvent infiltrée par des pressions extérieures. De là-haut, Mame Abdou continue de nous indiquer le chemin qui mène vers la Miséricorde. Malgré sa disparition, les médias repassent en boucle ses messages à chaque fois que le pays doit affronter une épreuve, qui nous rapprocherait du pire. Mais, il s’en sort toujours grâce à ses prières d’Outre-tombe. Comme le 21 juin 2011 quand Dakar s’est embrasée à cause de la réforme constitutionnelle proposée par Me Abdoulaye instaurant le ticket Président-Vice-présent. Et la suppression du quart-bloquant. Que dire ? Le Sénégal a perdu un homme, qu’il ne pourra jamais remplacer. En revanche, on se contentera de son legs : Il est incommensurable !

Mame Abdou Aziz Dabakh

 

 

 


      Abass Niang – laviesenegalaise.com

Lettre ouverte aux C
Premier League : Sad