HomeDécouverteSomone, une station balnéaire prisée pour ses atouts halieutiques

Somone, une station balnéaire prisée pour ses atouts halieutiques

Somone, une station balnéaire prisée pour ses atouts halieutiques

Implantée non loin de la mer, Somone est une station balnéaire prisée toute l’année pour l’étendue de ses plages. Village à l’origine, elle constitue un lieu de villégiature estimé par les touristes, à la recherche de tranquillité, de quiétude et de fruits halieutiques.

A l’entrée de Somone, plusieurs chaînes d’hôtels, restaurants et bars bordent le long de la route. Des échoppes proposant essentiellement des objets d’arts sont visibles. D’immenses villas bâties au style occidental se trouvent non loin de la mer. Malgré l’heure, 10h du matin, Somone est encore plongée dans la quiétude. La localité constitue une véritable attraction touristique. Le tourisme reste en effet la principale activité de la zone. La majeure partie des jeunes de la localité vive d’ailleurs de cette industrie. Certains communément appelés «antiquaire» font office de guides aux touristes. Ils se chargent de montrer aux visiteurs les zones les plus attractives, susceptibles de capter leur attention. En plus des antiquaires, Somone est également caractérisé par la présence massive de piroguiers. A bord de leurs barques, ils se chargent d’assurer une ballade à travers les coins et recoins de la lagune. Celle-ci varie entre 30 minutes et 1heure de temps. Une ballade comme nulle pareille qui permet ainsi au visiteur de découvrir l’étendue de la zone, tout en observant la beauté de la nature. Il sillonne de long en large. Une fois la ballade entamée, le visiteur va difficilement résister aux multiples facettes du charme naturel qui se dégage tout au long de la ballade. Somone est classée réserve naturelle. Tout au long de l’année, de nombreuses espèces d’oiseaux fréquentent la lagune. En cette matinée les pélicans, hérons et aigrettes, flamands roses… sont entre autres visibles le long du bassin. Avec pour seul fond sonore le doux ronron du moteur et la caresse du vent dans les visages, nous découvrons réjouis tout un monde aquatique et particulièrement des oiseaux qui offrent parfois le spectacle de leur envol majestueux. Sur l’un des petits îlots sableux couverts de coquillages, un étrange baobab nain a résisté à l’air salin et a poussé tout en épaisseur. Il est devenu un arbre fétiche et ses branches sont à présent recouvertes de coquillages percés comme autant de fleurs, chacun de ces coquillages correspondant à un vœu secret des promeneurs, nous informe notre guide.

Une ballade au milieu de la mangrove

Le visiteur qui débarque à Somone est frappé par la beauté de la nature. Ici, elle montre ses grâces dans des proportions, à couper le souffle. Le brassage entre la mer et la lagune confère au lieu une synergie naturelle. Les oiseaux se faufilent dans les alentours. Entre lagune et mangrove, le sentier écologique de Somone offre une balade agréable. Il fait découvrir une véritable faune et la flore locale. La ballade constitue à la fois une activité ludique et originale. On y apprend par exemple que la mangrove est un milieu riche en nutriments minéraux et organiques, et que ses eaux abritent une grande diversité d’organismes : plancton, algues, mollusques, crustacés et poissons. Ces derniers sont d’ailleurs visibles tout au long de la ballade. Ils se faufilent à travers les eaux. Cette petite balade a permis de voir la mangrove, les nombreux parcs à huîtres, les pécheurs de coques à pied. Un petit restaurant pittoresque situé au bord de la lagune capte l’attention. A quelques encablures du lac, des femmes s’adonnent à la pêche d’huitres. Un restaurant de fortune à base de pailles est improvisé. Des abris où sont minutieusement installées des chaises devant accueillir le parterre de clients. Ici, le restaurant est à ciel ouvert. Les femmes du village pourront vous faire cuire sur place au feu de bois des coquillages, moules, huitres et vous ouvriront celles qui ne seront pas passées par la cuisson. Elles proposent également leurs productions de fruits de mer, escargots, langouste, crevettes, soles…En tout, 55 femmes s’activent quotidiennement dans l’exploitation des fruits halieutiques de la lagune de Somone. Elles sont toutes des mères de familles et entretiennent leurs progénitures à partir des revenus amassés sur la vente de fruits de mer.

A Somone, les éco-gardes veillent au scrupuleux respect de la nature

Somone est une réserve naturelle communautaire. Partant de cela, les populations sont impliquées dans la gestion du site. Autrefois, seuls les agents des eaux et forêts étaient chargés de ce volet. Cette situation était d’ailleurs souvent source de conflits, car la population se sentait exclue, dans la gérance d’un bien commun. Les autorités ont dés lors décidé d’impliquer toute la population locale. Aujourd’hui, celle-ci est très engagée dans la gestion de cette réserve naturelle. C’est du moins ce que nous dit, Saliou Mbodj. Il est le responsable des eco-gardes, par ailleurs président du comité de gestion de la réserve naturelle de Somone. Saliou qui se souvient du tout debout de cette cogestion souligne qu’il a d’abord fallu «sensibiliser la population, car les lieux étaient très dégradés du point de vue écologique. Les fruits de mer commençaient à manquer, il a fallu trouver des solutions, pour parer à cette situation», souligne t-il.

Somone, un refuge pour nantis

Le paysage attractif de la Somone partagé entre mer et lagune n’a pas échappé à l’œil des nantis. D’immenses domaines sont construits dans les alentours de la lagune. Des maisons sont également situées un peu plus en retrait. Toutes dégagent ce charme commun aux demeures qui requièrent un minimum de moyens. Les maisons sont édifiées sur au bas mot 300 m2. De dehors, le visiteur mesure l’étendue de ces immenses villas. L’architecture balnéaire de Somone offre un remarquable éventail d’étonnantes villas où la fantaisie des architectes s’exprime en toute liberté. Amadou Sagne est un vigile, il est préposé à la surveillance d’une maison qui appartiendrait, à un riche homme d’affaires. L’homme se refuse d’ouvertement nommer la personne en question. «On nous demande d’être discret le plus possible», souligne t-il. S’il se donne la peine de répondre à nos questions, c’est que dit-il, le maitre des lieux n’est pas venu ce week-end. Monsieur vient souvent passer le week-end en famille ou avec des invités, informe le vigile. Ces villas reflètent leurs goûts, donnant naissance à une architecture composite aux éléments disparates, en rupture avec l’architecture traditionnelle, épousant le courant éclectique. Disséminées, elles se situent essentiellement non loin de la mer.

Oumar BA et Idrissa Sane
         Le Soleil

Le budget 2020 du mi
Hausse sur le prix d
Notre Page Facebook