HomeÀ la uneRentrée scolaire – Affaire du voile : L’Institution Sainte Jeanne d’Arc a mis sa menace à exécution

Rentrée scolaire – Affaire du voile : L’Institution Sainte Jeanne d’Arc a mis sa menace à exécution

Affaire du voile à l'institution Sainte Jeanne d’Arc

La Direction de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc a mis sa menace à exécution, selon Dakaractu. En Mai dernier, statuant sur la tenue autorisée pour les élèves, elle a décidé d’interdire le voile. La tenue, avait averti l’école, devra se composer, à partir de cette rentrée de septembre 2019, de l’uniforme habituel, avec une tête découverte, aussi bien pour les filles que les garçons. Les parents d’élèves musulmans avaient rué dans les brancards et tenu plusieurs manifestations pour dénoncer cette mesure.

 

Le ministre en charge de l’éducation nationale avait pris position et rappelé l’école à la raison. Mais alors que la rentrée des classes s’effectue ce mardi 03 septembre dans cet établissement, la mesure semble rentrée en vigueur. Selon nos confrères de Dakaractu, les élèves étaient déjà en classe, plusieurs d’entre elles voilées ont été sorties des classes et placées dans une sorte d’isoloir. Elles ont été plus tard renvoyées de l’école et tout cela en présence d’un huissier. La rentrée se poursuit ce mercredi avec la maternelle et surtout le Lycée qui accueille le plus grand nombre de filles voilées.

Sur cette affaire, le ministère de l’Education nationale joue pour le moment la carte de la prudence. Interrogé par Seneweb, le directeur de la formation du ministère, Mamadou Moustapha Diagne a été très bref sur le sujet. ‘’C’est un dossier que le ministre suit de très près. On avait fait un rappel. Pour le moment, le ministre suit le dossier de très près et en fait une priorité’’, a-t-il laissé entendre.

Du côté des syndicats, Saourou Sène, secrétaire général du Saemss s’est prononcé sur cette affaire. De son avis, l’institution Sainte Jeanne d’Arc doit se conformer à la législation sénégalaise. A défaut, l’autorité publique doit prendre ses responsabilités. D’après Saourou Sène, ”la France n’a absolument rien à nous imposer. Si les français créent des écoles, celles-ci doivent répondre à nos valeurs locales. Si elles ne peuvent pas se conformer à nos valeurs religieuses, nous devons prendre nos responsabilités.”

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