Projet Agropole Sud : La mangue, l’anacarde et les maïs sont les filières prioritaires retenues pour la Casamance

Projet Agropole Sud : La mangue, l’anacarde et les maïs sont les filières prioritaires retenues pour la Casamance

Le Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha DIOP, s’est félicité, hier jeudi à Dakar, de la signature des accords de financement du projet agropole Sud, entre le Gouvernement du Sénégal et les deux partenaires techniques et financiers que sont la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Islamique de Développement (BID). Les études de faisabilité ont permis de retenir la mangue, l’anacarde et le maïs comme filières prioritaires devant contribuer à la relance des activités économiques des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le Ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries a conduit, avec satisfaction, les études de faisabilité de l’agropole Sud confiées à l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), dans le cadre du Programme de Partenariat Pays (PCP) Sénégal/ONUDI. L’agropole Sud fait partie, au même titre que les agropoles Nord et Centre, des projets phares du volet industriel du Plan Sénégal Emergent, et vise le développement d’une industrie agro-alimentaire nationale de substitution, le renforcement de la valeur ajoutée des produits agricoles exportés, la réduction de la dépendance aux importations de produits agro-alimentaires, la dynamisation des filières existantes et la meilleure valorisation des ressources et compétences locales.

Ainsi, les principaux résultats attendus du projet sont : accroître la part des productions agricoles transformées sur place de 2% à 20% pour la mangue et de 5% à 30% pour l’anacarde ; atteindre un montant cumulé de l’investissement privé catalysé de plus de 200 millions $EU (dont 20% pour les PME/PMI) ; accroître d’au moins 40% la production agricole des filières clé (mangue, anacarde et maïs) ; et créer et consolider environ 14.500 emplois directs et 35.000 emplois indirects, dont 50% de femmes et 60% de jeunes a fait savoir Moustapha Diop.

Ce projet dont la mise en œuvre effective va démarrer dès le début de l’année 2020 va consolider la dynamique de paix et de développement socioéconomique de la région naturelle de la Casamance.

Abdoul BABA

Sédhiou : 400 ensei