Présidentielle – la Guinée-Bissau a voté ce dimanche dans le calme

Présidentielle 2019 en Guinée-Bissau

Ce dimanche 24 novembre, l’ambiance était plutôt calme en Guinée-Bissau alors que le pays choisissait son nouveau président.
Les opérations ont débuté pile à l’heure dans la plupart des bureaux de vote du centre-ville de Bissau. Installés à l’extérieur, sur le trottoir, une urne, des tables en plastique, un isoloir en carton sont prêts pour accueillir les votants. Avant même l’ouverture officielle, Lourdes, était là : « Oui, c’est important d’être là. Le futur président va avoir beaucoup de boulot. C’est comme si on était dans un bateau, qui tangue dans la mer, on a besoin de stabilité. »

Des électeurs remplis d’espoirs

Sur chaque bulletin, il était inscrit les noms et photos des douze candidats, il fallait cocher une case. Carlos Voss a voté et juste après avoir plonger son doigt dans le pot d’encre indélébile, il s’exclamait : « C’est une nouvelle page pour changer des choses. Trop de choses au pays, il y a beaucoup de choses qui ne marchent pas. Je pense que ça va être calme. »

De son côté, Victor Correia était présent depuis le milieu de la nuit pour être sûr de pouvoir voter. Il a passé une quinzaine d’années à l’étranger, en tant que footballeur professionnel. Il est rentré en Guinée-Bissau il y a quelques mois. Pour lui, cette élection est un test : si cela se passe bien, il restera.
Si les électeurs se sont mobilisés très tôt pour aller voter dans la matinée, il y a eu un creux dans la mi-journée aux heures les plus chaudes et puis les électeurs sont revenus en fin d’après-midi.

Les principaux candidats ont voté dans la matinée. Le candidat du PAIGC, parti historique, Domingos Simões Pereira a voté près de chez lui et s’est engagé à respecter « le résultat de l’élection » tout comme le président sortant. José Mario Vaz a voté dans le centre-ville près du palais présidentiel et assuré qu’il respecterait « la volonté du peuple ».

Mais depuis le camp du président sortant a dénoncé des irrégularités et des bourrages d’urnes dans certaines régions du pays. De son côté, la porte-parole de la commission électorale vient d’assurer que le processus se déroulait normalement. La cellule des moniteurs de la société civile indique que des vérifications son en cours et devrait faire un bilan dans la soirée.

« Un tournant important »

Le vote s’est fait sous la surveillance des forces de défense et de sécurité qui ont déjà voté jeudi. Et aussi sous le regard des observateurs internationaux dont la mission de la Cédéao dirigée par l’ancien Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga : « Il y a un climat de relative sérénité. Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a beaucoup de mobilisation. Tout le monde est conscient que c’est un tournant important de la vie politique institutionnelle du pays et que ces élections-là sont destinées à ouvrir une étape nouvelle pour le pays. »
Rfi

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