Matam : Des Syndicalistes de l’enseignement professionnel et technique haussent le ton

Mohamed Samb - Syndicats Enseignement Professionnel et Technique à Matam

C’est à la suite du dépôt de leur plateforme revendicative depuis le 18 octobre 2019, que le bureau national du syndicat de l’enseignement professionnel et technique (SEPT), par la voix du secrétaire général régional de Matam, Mouhamed Samb a rué dans les brancards pour inviter les autorités à réagir à leur situation. Les syndicalistes ont dénoncé le non respect des accords signés entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Il s’agit entre autres du retard récurrent des salaires des contractuels de l’ETFP, l’absence de perspectives de carrières de certaines filières, l’absence de calendrier clair pour la formation diplômante, la gestion démocratique du personnel enseignant, l’ouverture sans délai des passerelles, etc.

Pour ce qui concerne la section de Matam, en plus des revendications communes au plan national, elle souffre d’autres maux.
Pour Mouhamed Samb, ces dernières revendications locales prennent en compte les préoccupations des enseignants dans les centres de formation professionnelle. « A ce titre, nous avons relevé quelques difficultés telles que les postes internes non déclarés (CT, RCA, CM, GEST.), les mutations arbitraires du personnel enseignant, le favoritisme des directeurs à l’égard d’une partie du personnel allant jusqu’à protéger ceux qui n’honorent jamais les enseignement/apprentissages et s’absentent comme bon leur semble, l’inapplication des exigences du manuel de procédure » a encore listé M. Samb.

Et face à cette situation jugée anormale et illégale selon le SG, Mouhamed Samb, le S.E.P.T./Matam exige auprès de l’autorité compétente un appel à candidature démocratique des postes de responsabilité internes des centres. Les syndicalistes souhaitent aussi un arrêt immédiat et l’annulation des mutations que subissent les enseignants. Dans le cadre de la gestion, ils exigent également un audit de la gestion globale du personnel, du matériel et des finances de tous les centres de la région de Matam.
L’installation de l’association des parents d’élèves dans les centres, l’établissement des cartes d’identité scolaires et d’assurance pour les apprenants des centres, l’arrêt immédiat des distributions automatiques des D.E. aux enseignants militants du S.E.P.T. après l’observation d’un mot d’ordre, la gestion équitable des enseignants et l’application efficiente et sans réserve du manuel de procédure des centres, sont aussi des exigences du SEPT de Matam.

Très engagés dans ce combat pour relever le défi d’un enseignement professionnel de qualité, les syndicalistes du SEPT de Matam ont rappelé leur volonté inébranlable de soutenir pour toujours l’enseignement professionnel, les succès des enseignants formateurs et ceux des apprenants. «Nous comptons dénoncer tout faits, actes, actions corrompues qui transgressent les règles de gestion globale des centres en parfaite collaboration avec les autorités éducatives et administratives à l’échelle départementale, régionale et nationale » a conclu le Secrétaire général, Mouhamed Samb. Non sans lancer une pique assassine en direction de ce que les grecs ont appelé « lubris » c’est-à-dire cette démesure où on arrive à penser qu’on se suffit à soit même, qu’on n’a plus besoin de conseils et qu’on ne doit entendre que des laudateurs. « Et, malheureusement voilà les comportements de nos chefs d’établissements » pique-t-il, dans des propos rapportés par le site torchedumonde.com

Mansour Elimane KANE