HomeÀ la uneLettre de Pierre Goudiaby Atépa à Marième Faye Sall : l’Architecte aurait fait différer la mesure de Grâce Présidentielle pour Khalifa Sall

Lettre de Pierre Goudiaby Atépa à Marième Faye Sall : l’Architecte aurait fait différer la mesure de Grâce Présidentielle pour Khalifa Sall

Lettre de Pierre Goudiaby Atépa à Marième Faye Sall

Récemment, à la veille de la fête de Tabaski, l’architecte Pierre Goudiaby Atépa a adressé une lettre ouverte à la Première Dame, Marième Faye Sall, demandant à l’épouse du Chef de l’Etat d’intercéder en faveur de Khalifa Sall. Selon nos confrères de Dakaractu, cette missive a produit l’effet contraire, car elle a eu le don d’agacer le gardien de la constitution, le Chef Suprême des Armées, le Président de la République, Macky Sall qui n’a pas du tout apprécié la démarche.

Au-delà du fait que la grâce présidentielle reste un pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat de suspendre ou de modérer les peines, le Président n’a surtout pas aimé que ce soit sa femme qui soit sollicitée. Pour rappel, surtout au début de son mandat, beaucoup de ses contempteurs avaient « indexé une supposée faiblesse du Président dans la prise de certaines décisions qui lui seraient dictées par sa femme. » Il serait légitime donc de nous poser la question à savoir si cette lettre n’a finalement pas eu pour effet de faire différer « la grâce » que devait accorder le Chef de l’Etat à Khalifa Sall ? se demande le site. Poursuivant son analyse, Dakaractu déduit que la sortie de prison de l’ancien Secrétaire chargé de la vie politique du PS deux jours après la publication de cette missive, ferait semer encore plus le doute dans l’esprit des sénégalais que la première dame tiendrait les manettes dans la prise de certaines décisions.

En tout cas, Macky Sall l’a récemment dit sur les ondes de Rfi : “Le jour où j’en aurai la volonté et le désir (de gracier Khalifa Sall), je le ferai”.

«La grâce est un pouvoir constitutionnel du président de la République. Ça ne dépend que de lui et de lui tout seul, de son appréciation, avait théorisé le chef de l’Etat avant de se montrer ferme sur Rfi.

«Je ne peux pas discuter de ce que dit la presse par rapport à la grâce. Le jour où j’en aurai la volonté et le désir (de gracier Khalifa Sall), je le ferai, comme j’ai eu à le faire annuellement pour plus de cent voire un millier de personnes par an qui en moyenne bénéficie de la grâce. Justement nous voulons revoir notre système pénal pour réduire le nombre de personnes en prison dans ce cadre-là.»

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