HomeActualitéLes députés fouillent les phosphates de Ndendory de Cheikh Amar

Les députés fouillent les phosphates de Ndendory de Cheikh Amar

Les députés ont adopté, en séance plénière, hier, mercredi 30 novembre, le projet de budget 2017 du ministère de l’industrie et des mines. L’exploitation des ressources minérales notamment le Zircon et les phosphates ont été au centre des débats.

Les députés fouillent les phosphates de Ndendory de Cheikh Amar

Selon « Sud Quotidien« , face aux députés pour défendre le projet de budget de son département, le Ministre de l’industrie et des mines, Aly Ngouille Ndiaye a été interpellé par les députés sur le périmètre attribué à la Somiva pour l’exploitation du phosphate de Matam précisément à Ndendory dans le département de Kanel. Ainsi, a-t-il confirmé que de «réelles difficultés existent par le fait que le permis avait été délivré pour 661 Km2, alors que la zone où les recherches ont été faites et prouvées ne dépasse pas 15 Km2». Seulement, a-t-il expliqué, «le gouvernement qui a hérité de ce dossier, ne peut, d’autorité remettre en cause cette concession au risque de s’exposer à un contentieux judiciaire». Avant de faire part qu’une solution à l’’amiable est donc en train d’être recherchée.

Concernant l’exploitation du Zircon soulevée par le député Abdoulaye Makhtar Diop, le Ministre trouve qu’il s’agit d’un «produit très intéressant qui est utilisé par certaines industries spécialisées comme l’aéronautique».

« Il existe beaucoup de produits dérivés du Zircon mais dans tous les pays qui transforment ce zircon, l’électricité n’est pas chère. Cela demande beaucoup d’électricité. C’est une industrie lourde. Le jour où notre découverte de gaz sera exploitée on pourra avoir l’électricité à moindre coût pour pouvoir transformer ce zircon. Pour le moment les coûts de facteurs sont élevés», indique-il.

Aly Ngouille Ndiaye a, par ailleurs, signalé que le nouveau code minier a introduit une innovation majeure en ce qui concerne la prise en compte des intérêts des populations et des collectivités locales.

A l’en croire, il met à la charge des entreprises minières pour ce qui concerne les retombées financières au profit des collectivités impactées, alors que jusqu’à présent, celles-ci définissent elles mêmes leurs formes de modalités d’interventions ainsi que les montants qu’elles étaient disposées à concéder.

Dans la foulée, il tient à préciser que l’emploi dans les zones minières n’est pas exclusivement réservé aux populations de ces localités. «Certes, elles peuvent avoir une priorité. On est une nation, que ça soit à Kédougou, à Sareya, à Thiès, on donne la priorité aux populations autochtones mais on ne leur donne pas l’exclusivité. Il faut que cela soit plus clair », prévient-il.
Selon lui, le nouveau code minier prévoit en même temps, plus de ressources pour l’Etat, plus de ressources pour les industries minières et plus de ressources pour les collectivités locales.
S’agissant du secteur de l’industrie, il annonce la création de 3 agropoles, un au Nord, au centre et un autre au Sud.

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