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Le pape François, au chevet d’une Eglise discréditée par des scandales de pédophilie au Chili

Le pape François, au chevet d'une Eglise discréditée par des scandales de pédophilie au Chili

Le pape François, au chevet d’une Eglise discréditée par des scandales de pédophilie au Chili, a exprimé ce mardi 26 janvier « sa honte » et sa « douleur » pour ces abus, dans son premier discours prononcé dans le pays.

« Je ne peux m’empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Eglise », a lancé le pape François devant les autorités politiques et civiles réunies au palais présidentiel de La Moneda.

Devant des écrans géants dans l’attente de la célébration d’une messe, des fidèles ont acclamé cette déclaration. « Je voudrais m’unir à mes frères dans l’épiscopat, car s’il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut en même temps nous engager pour que cela ne se reproduise pas », a ajouté le pape.

Pour les victimes toutefois, demander pardon « n’est pas suffisant ». L’une d’entre elles, Juan Carlos Cruz a dénoncé des paroles papales « vides de sens ». En 2010, il avait dénoncé le père Fernando Karadima. Cet octogénaire, ancien formateur charismatique de prêtres, avait l’année suivante été reconnu coupable par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 80 et 90. Il a été contraint à se retirer pour une vie de pénitence.

Via son compte Twitter, Juan Carlos Cruz a réclamé « plus d’actions » de la part de l’Eglise et dénoncé la participation à la messe de ce matin de Mgr Juan Barros, un évêque proche de Fernando Karadima et qui l’aurait protégé. Avec d’autres victimes, Juan Carlos Cruz avait demandé à être reçu par le pape lors de sa visite au Chili, souligne notre correspondante à Santiago Justine Fontaine. Mais une telle rencontre n’est pas prévue à l’agenda du souverain pontife pour le moment.

« Nous avons besoin d’actes concrets que le pape ne prend pas au sein de l’Eglise chilienne », a réagi Juan Carlos Claret, porte-parole de l’association des laïcs d’Osorno (sud du Chili), qui lutte notamment pour l’expulsion de l’évêque Juan Barros. En janvier 2015, le pape François avait pris la décision très controversée de nommer ce prélat à la tête du diocèse d’Osorno, bien qu’il soit soupçonné d’avoir tu les agissements pédophiles de Fernando Karadima.

En avril 2011, l’Eglise catholique du Chili avait demandé formellement pardon pour tous les abus sexuels sur des enfants commis par des membres du clergé, et pour son manque de réactivité par le passé.

Rfi

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