HomeActualitéLe ministre de la Justice répond aux magistrats: «L’indépendance de la justice est une problématique universelle»

Le ministre de la Justice répond aux magistrats: «L’indépendance de la justice est une problématique universelle»

Ismaila Madior Fall

Le ministre de la Justice, qui présidait la cérémonie d’ouverture de l’Ag de l’Ums, a profité de cette audience pour magnifier le dialogue et la communion avec les magistrats en dehors des sphères officielles. Sollicité de toutes parts, Ismaïla Madior Fall a juste consigné les doléances de l’Ums : «Il s’agit essentiellement de plus d’indépendance pour la magistrature, de meilleures conditions de vie et de travail. Pour l’indépendance de la justice je les ai rassurés, je leur dis que la question de l’indépendance, c’est une problématique universelle. Vous allez aux Etats-Unis, en Grande Bretagne, au Kenya, dans tous les pays du monde, l’indépendance de la justice est une problématique permanente, il y a toujours le sentiment pour une partie des citoyens de considérer que la justice, c’est compliquer, c’est ésotérique, que des fois on a l’impression que la justice favorise plus les forts que les faibles, c’est une impression qui est universelle mais qu’il faut détruire, qu’il faut dissiper.» Il estime que les choses bougent. «Aujourd’hui, la volonté du président de la République, c’est de moderniser la justice. C’est pour ça qu’il m’a demandé d’instituer un comité de réflexion sur la modernisation de la justice dans lequel tous les membres de la corporation judiciaire étaient représentés, comité qui a réfléchi sur l’indépendance de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature, sur le statut des magistrats et sur la carte judiciaire et qui a formulé des recommandations que je vais transmettre au président de la République», rappelle Ismaïla Madior Fall. Quid des conditions de travail des magistrats ? «Il y a une amélioration significative des conditions des magistrats, je leur ai annoncé qu’il y a une assiette foncière qui sera affectée aux magistrats parce qu’il y a des magistrats qui en avaient et que d’autres n’en ont pas. Il y aussi la question de l’infrastructure judiciaire, aujourd’hui nous sommes en train d’installer la carte judiciaire comme le Tribunal de grande instance de Pikine, à Mbour, celui de Kédougou sera installé, celui de Saraya, celui de Salémata la semaine prochaine, celui de Koungheul a été installé. Donc le carte judiciaire est en marche. Je suis venu aussi faire le point avec eux sur ce qui est en train d’être réalisé dans la modernisation de la justice», précise le Garde des sceaux. Et la carrière des magistrats ? «Depuis que je suis arrivé, il n’y a plus de consultations à domicile, on ne les organise plus, toutes les réunions préparatoires des nominations, des affectations des magistrats sont précédées par une réunion que je préside moi-même au niveau du ministère de la Justice avec tous les membres du Conseil supérieur de la magistrature et sur toutes les nominations, il y a discussion, il y a échange et il y a un accord sur les nominations, il n’y a pas de nominations arbitraires. Et c’est une fois qu’il y a accord que les projets d’actes sont emmenés chez le président de la République qui les signe. Aujourd’hui, l’Ums reconnait elle-même qu’il y a une amélioration significative en termes de transparence, d’objectivité dans la nomination des magistrats», salue le ministre de la Justice, qui ne parle pas le même langage que le président de l’Ums. 

LeQuotidien

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