Le Discours du Ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo à l’Assemblée Nationale : “Le Sénégal se tient bien droit sur ses deux jambes et… avance à grande vitesse”

Discours du Ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo à l'Assemblée Nationale

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions,

Mesdames, Messieurs les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale,

Mesdames, Messieurs les Présidents de Commissions,

Messieurs les Présidents de Groupes parlementaires,

Honorables Députés,

Aujourd’hui s’achève la session budgétaire 2019, qui a été l’occasion pour la Représentation Nationale d’examiner et de débattre du Projet de Loi de Finances pour l’année 2020.

Je rappelle que ce projet de loi avait été déposé par le Gouvernement à bonne date le mardi 15 octobre 2019 sur la table du Bureau de l’Assemblée Nationale, donnant ainsi le coup d’envoi de ce que la tradition a fini de nommer : le marathon budgétaire.

Je parle de tradition car le processus qui prend fin aujourd’hui est devenu une habitude dans notre République. Mais gardons-nous de le considérer comme une routine.

Ce serait oublier que le vote du budget de l’Etat par les représentants du Peuple Souverain constitue un moment crucial dans le fonctionnement d’une démocratie.

En effet, derrière la froideur des chiffres, se dissimulent les clés :
 de notre émergence économique,
 de notre bien-être social,
 de notre stabilité politique,
 de l’avenir de notre jeunesse,
 de la protection de nos enfants,
 de notre sécurité dans un monde dangereux,
 et bien d’autres enjeux…
Derrière les tableaux, on peut deviner une vision, ressentir une ambition, évaluer une stratégie et, au final, faire des choix décisifs pour l’avenir de notre pays.

Ces enjeux, vous les avez parfaitement saisis, Honorables Députés, comme l’ont démontré vos questions, la densité de vos contributions et très souvent, la justesse de vos critiques.

Et puisque je vous ai bien écoutés pendant près de soixante jours, sachez que les préoccupations que vous avez portées, au nom de vos administrés et de vos terroirs, ont été bien enregistrées.

Je n’ai pas oublié la nécessité de renforcer les crédits du COSEC, ni l’urgence d’allouer 200 millions de FCFA supplémentaires au Programme de chaînes de froid pour satisfaire les besoins en camions frigorifiques, ni le doublement des crédits prévus pour l’acquisition de mobiliers scolaires.

Je n’ai pas oublié votre souci que se développe l’aquaculture au Sénégal, ni votre attachement à l’équité sociale et territoriale. Cela tombe bien car ce sont aussi des priorités pour le Gouvernement, qui leur consacrera plus d’efforts puisque telle est votre volonté.

J’ai en tête la nécessité de construire l’Université du Sénégal Oriental, puisqu’elle vous tient à cœur.

J’ai été touché par votre complainte pour les habitants de ces villages du département de Matam, privés du liquide précieux quasiment à longueur d’année.

Je garde à l’esprit l’achèvement du désenclavement de l’Ile à Morphil, pour lequel vous avez tant plaidé.

C’étaient là quelques exemples non exhaustifs mais soyez certains que je n’ai rien perdu de vos préoccupations et de vos plaidoyers.

Et même si ma mémoire devait me trahir, je sais que le professionnalisme de la Direction générale du Budget y remédiera car rien n’échappe à la vigilance de ses techniciens ici présents, depuis le premier jour et en toute discrétion, et qui travaillent déjà à élaborer des solutions aux problèmes que vous avez soulevés, si elles n’existaient pas déjà.

Je les félicite chaleureusement.

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Honorables députés

Chaque année, le débat budgétaire devient plus intense ; je le constate pour m’en réjouir.

C’est pourquoi je le dis haut et fort : nos concitoyens peuvent être rassurés. Leurs Députés, Majorité et Opposition réunis, restent vigilant.

Ils le félicitent quand il a bien travaillé.

Ils le critiquent quand les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes.
Ils le conseillent car ce sont eux qui possèdent cette connaissance fine des réalités du terrain, sans laquelle aucune politique publique n’a de chance de réussir.

Ils l’encouragent car, au-delà de tout, le Sénégal est notre patrimoine commun. Aucun citoyen raisonnable ne peut souhaiter l’échec du Gouvernement ; comme, dans un avion, aucun passager doué de raison ne peut souhaiter l’erreur du pilote.
On peut déplorer certaines déclarations de mauvaise foi quand on avance que le budget du Ministère du développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale fait 1000 milliards FCFA soit 25% du budget alors qu’en âme et conscience on sait que ce budget fait 101 milliards FCFA, se situe au rang de 11ème budget et représente 3% du budget,

On peut tout aussi déplorer une présentation erronée des faits et des chiffres ; c’est le cas quand on déclare que les prêts contractés dans le cadre du TER, des autoroutes à péage et de AIBD-Mbour-Thiès font 2 000 milliards et représentent 25% de la dette du Sénégal alors que les emprunts ayant financé ces trois (3) projets ont fait moins de 1 000 milliards représentant 12% de l’encours de la dette.
On peut aussi regretter quelques excès de langage.

C’est la règle du jeu et je l’accepte, car je suis conscient de ma chance de vivre dans un pays de liberté.

Monsieur le Président,
Honorables députés,
Mesdames, Messieurs,
La dernière fois que j’ai eu le privilège d’assister à la clôture d’une session budgétaire, c’était en décembre 2012, le jour où vous avez adopté le Projet de Loi de Finances pour l’année 2013. A l’époque, le Budget de l’Etat du Sénégal s’élevait à 2 531, 116 milliards de FCFA.

La loi de finances que vous allez voter tout à l’heure porte sur un montant total de 4 224,97 milliards FCFA.
1693,85 milliards de plus, soit une hausse en valeur relative de 67%, en 6 années seulement…

Le Sénégal sous Macky SALL a parcouru beaucoup de chemin : les chiffres et les faits parlent d’eux-mêmes.

Sur la période 2009-2013, la croissance économique moyenne était de 3%. Elle s’est établie à 6,6% sur la période 2014-2018.

Le tout, dans un contexte de maîtrise de l’inflation et de réduction constante du déficit budgétaire qui, de 6,7% en 2011, a été ramené à :
 4,2% en 2016 ;
 3,7% en 2017 ;
 3,5% en 2018 ;
 et 3% projeté en 2019.

Le pays change à grande vitesse et les secteurs prioritaires du PSE sont les porte-étendards de ces mutations :
o infrastructures et services de transports
o infrastructures et services énergétiques
o agriculture
o hydraulique et assainissement
o éducation-formation
o santé et protection sociale.

Je pense que je n’ai pas besoin de m’étendre sur les réalisations concrètes engrangées dans chacun de ces secteurs car vous avez eu l’occasion d’auditionner mes collègues ministres qui les gèrent.
J’estime en conséquence que vous en savez sans doute plus que moi sur le bilan concret et très positif du Président Macky SALL dans ces différents domaines.

Mais permettez-moi d’insister sur le fait que ces résultats, Honorables Députés, doivent beaucoup à l’engagement de nos administrations fiscale et douanière, que je félicite vivement au passage, à travers leurs directeurs généraux ici présents.

Vous savez que la politique fiscale de l’Etat n’a pas varié dans ses fondamentaux : augmenter les recettes par la performance administrative et non pas par un relèvement des taux d’imposition.

C’est pour cela que le Budget 2020 est adossé à une Stratégie de Recettes à Moyen Terme qui, sur la période 2020-2023, se fixe pour objectif de faire passer le taux de pression fiscale de 17% à 20%.
C’est dire donc que le Sénégal compte d’abord sur ses propres forces, pour financer son développement.

Mais soyons réalistes : la Douane compte 1432 agents, dont seulement 11% de rang A, et les Impôts 1280 agents dont 23% de cadres A.
Pour un pays d’environ 16 millions d’habitants, c’est un ratio extrêmement faible, l’un des plus bas au monde.

C’est la raison pour laquelle nous investissons énormément dans la transformation digitale des administrations fiscale et douanière, car nous sommes convaincus que c’est là où se trouvent leurs gains de productivité.

Pour prendre un exemple : la géolocalisation et la télédétection des contribuables va remplacer les traditionnelles opérations de recensement physique, qui sont coûteuses en temps, en moyens humains et en carburant, alors qu’elles laissent passer beaucoup d’entrepreneurs entre les mailles du filet.

C’est pourquoi les Impôts et la Douane vont avoir moins besoin d’agents de terrain, spécialisés dans les travaux classiques d’assiette, et plus besoin de data managers, de data scientists, de statisticiens et de techniciens en maintenance de systèmes.

Il n’en reste pas moins, Monsieur le Président, Honorables députés, Mesdames, Messieurs, que même avec le renfort de la technologie numérique, la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude douanière va prendre beaucoup de temps. C’est normal car c’est un combat de longue haleine, dans tous les pays du monde.

Ce temps, le Peuple sénégalais ne l’a pas forcément car il a besoin d’emplois, d’eau potable et d’électricité disponible et à prix modéré.

Ce Peuple mérite de consommer les mêmes produits de qualité que les autres citoyens des pays développés à un prix raisonnable.

Les sénégalais aspirent à habiter dans des logements décents, au coût accessible, dans un cadre de vie assaini et bien équipé en services de base.

Notre pays est composé, pour l’essentiel, de citoyens qui souhaitent pour leurs enfants une éducation de qualité, des loisirs favorisant leur épanouissement et, plus tard, des opportunités pour se réaliser en tant qu’adultes.

Devant tous ces besoins légitimes, toutes ces urgences économiques et sociales, le Gouvernement ne peut pas adosser exclusivement le financement du Plan Sénégal Emergent sur le rythme de progression des recettes fiscales.

C’est pourquoi il fait appel aux ressources extérieures qui représentent cette nappe souterraine, celle dans laquelle nous puisons lorsque la pluie des recettes fiscales et douanières ne suffit pas pour faire face aux urgences des Sénégalais.

Les ressources extérieures, ce sont celles que nous accordent nos Partenaires techniques et financiers comme celles que nous levons sur les marchés financiers.

Je veux, bien entendu, parler de l’endettement, ce levier complémentaire de financement de nos politiques et projets, venant en appoint aux ressources tirées de nos impôts et taxes.

Le sujet de la dette publique revient souvent mais j’ose croire que c’est juste le fruit d’une noble inquiétude chez les Honorables Députés qui relancent tout le temps ce débat, et non pas une manœuvre politicienne.

Le hasard du calendrier a fait que la semaine dernière, le 02 décembre pour être exact, s’est tenue à Dakar une conférence internationale sur les liens entre le Développement durable et la Dette soutenable.

Cette conférence a accouché de ce que les spécialistes appellent déjà le consensus de Dakar, et qu’on peut résumer en trois points :

1- l’endettement n’est pas mauvais en soi, il peut même être une excellente chose pour qui sait s’en servir ;

2- un Etat doit faire des choix judicieux dans ses conditions d’endettement, tout en ne perdant pas de vue ses capacités intrinsèques de remboursement ;

3- le produit de l’endettement doit être utilisé, en priorité, dans des projets porteurs de croissance, générateurs d’emplois et, au final, productifs en recettes fiscales.

Monsieur le Président,
Honorables députés,
Mesdames, Messieurs,

En réalité, le hasard n’existe pas, surtout dans les relations internationales.
Si notre pays a été choisi pour abriter une conférence réunissant le FMI, la Banque mondiale, l’Organisation des Nations Unies, d’autres institutions internationales réputées, plusieurs Chefs d’Etat et des experts du monde entier, sur un sujet aussi sensible, c’est bien parce que le Sénégal est respecté, dans sa manière de gérer sa dette publique.

Et je voudrais rassurer les contempteurs de notre politique, si tant est que c’est pour l’avenir du Sénégal qu’ils s’inquiètent : si cette politique était mauvaise, les premiers à nous sanctionner seraient :

• d’abord, les marchés qui se bousculent pour acheter nos bons du Trésor et nos obligations,
• ensuite, les Etats qui nous prêtent l’argent de leurs propres contribuables.

Il y a moins d’une semaine, nous voulions lever 200 milliards de FCFA sur le marché UMOA.

En quelques heures, durant la journée du 6 décembre 2019, nous avons reçu 385,506 milliards de FCFA de propositions, en provenance de l’ensemble des pays de l’Union, sans exception.

Un pays qui a des problèmes de gestion de sa dette ne réalise pas un taux de couverture par les soumissions du montant mis en adjudication de 192,75%.

Un pays qui a des difficultés de financement, comme l’assènent à longueur de journée les Cassandre qui ne rêvent que d’un tel scénario, ne peut pas s’offrir le luxe de décliner plus de 185 milliards de FCFA de soumissions.

C’est également l’occasion pour moi de féliciter la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor qui, entre autres missions dont elle s’acquitte parfaitement, gère avec rigueur et professionnalisme notre dette publique.

Pour résumer, le Sénégal se tient bien droit sur ses deux jambes :

 d’un côté, à la faveur de la relance économique enclenchée depuis 2012, nous collectons des recettes fiscales et douanières d’un niveau jamais égalé dans l’histoire du pays, recettes que captent des administrations en constante mutation pour relever des défis toujours plus grands ;

 d’un autre côté, grâce à l’excellente qualité de signature de notre pays auprès des marchés de capitaux, grâce aussi à la confiance des bailleurs de fonds dans les politiques qui sont menées et la méthode qui est employée, le Sénégal arrive à emprunter des ressources dans des conditions optimales.

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Honorables Députés,
Mesdames, Messieurs,
Maintenant que vous clôturez la session budgétaire, après presque soixante jours d’un marathon qui porte bien son nom, vous connaissez sans doute mieux que moi le contenu du Budget 2020.

Permettez-moi donc de ne pas vous inonder de détails que vous maîtrisez déjà parfaitement.
Toutefois, je trouve important de revenir sur la philosophie générale qui traverse le Projet de Loi de Finances qui vous a été soumis.

Vous le savez, c’est le premier budget-programme de l’histoire du Sénégal, une révolution dans les finances publiques.

Ce n’est pas un simple changement de présentation ou de méthode, mais d’une rupture dans la manière dont les services de l’Etat vont faire usage des ressources que vous mettez à leur disposition.

Car il y’a des questions qui hantent tout ministre des finances : les ressources sont-elles bien dépensées ? Les objectifs sont-ils atteints ?
Les citoyens qui sont les destinataires de toutes les politiques que nous concevons et mettons en œuvre, ces citoyens qui doivent être les uniques bénéficiaires de tout notre travail, reçoivent-ils justement le fruit de ce travail ?

La budgétisation en programmes est la nouvelle boîte à outils que nous utiliserons à partir de 2020 pour pouvoir répondre positivement, avec plus de vigueur que par le passé, à ces questions.

Même si beaucoup a déjà été fait !
Prenons par exemple la problématique de l’emploi.

Nous subissons certes l’effet de la structure de notre population, avec une jeunesse très importante, ce qui déverse chaque année sur le marché de l’emploi des milliers de nouveaux demandeurs.

Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : 490.000 emplois ont été créés dans le secteur privé hors agriculture, depuis 2012.
Même l’effort de recrutement dans la Fonction publique est sans précédent : de 2012 à maintenant, nous avons enregistré 54.000 emplois nets, c’est-à-dire l’excédent des entrées sur les sorties dues aux départs en retraite, aux décès et à divers autres facteurs.

Pour rappel, ce solde net s’élève à 26.000, de 2000 à 2011.

Bien entendu, cela ne suffit pas, la demande reste encore très forte, tout comme il existe beaucoup de défis à relever dans bien d’autres secteurs.

C’est dans ce cadre que la Loi de Finances 2020 opérationnalise le nouveau Contrat de gouvernement que le Président de la République Macky SALL a signé avec le Peuple sénégalais, qui vient de lui renouveler sa confiance.

Ce Contrat est articulé autour de :

 cinq initiatives majeures : le PSE Jeunesse, le PSE Economie sociale et solidaire, le PSE Société numérique inclusive, le PSE Vert qui vise la reforestation durable du territoire national, et enfin le PSE Cap sur l’industrialisation ;

 3 nouveaux programmes sectoriels :
o le programme «Zéro Bidonville», dans le cadre duquel s’inscrit le projet de construction de 100.000 logements sociaux ;
o le programme « Zéro Déchet » ;
o le programme «Villes créatives» pour placer la créativité et les industries culturelles au cœur de la Cité.

 5 objectifs d’accès universel : à l’eau, à l’assainissement, à la santé, à l’éducation et à l’énergie.

C’est vous dire donc, que le Budget 2020 n’est qu’un jalon, un segment faisant partie d’un plan global et cohérent, porté depuis le 25 mars 2012 par la même ambition, je dirais presque par la même obsession : celle de faire rentrer le Sénégal dans le club très fermé des Pays Emergents, pour le plus grand bonheur de nos compatriotes et des étrangers qui vivent sur notre territoire.

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Honorables Députés,
Mesdames, Messieurs,

J’ai félicité les administrations que leur activité place au cœur des finances publiques, mais je serais injuste si j’oubliais tous les autres services du Ministère des Finances et du Budget dont la partition est tout aussi estimable.

Oui j’ai la chance de m’appuyer sur des ressources humaines dont la qualité et le dévouement sont exceptionnels.

Je profite aussi de l’occasion pour remercier le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, dont la collaboration nous est très précieuse, particulièrement dans le domaine de la mobilisation des ressources extérieures.

Mais celui à qui je dois une mention spéciale de remerciements, c’est mon collègue Monsieur Samba SY, Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions pour sa courtoisie et son professionnalisme.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Pardonnez-moi de heurter votre pudeur en terminant par quelques mots à votre adresse.

Lorsque j’étais un jeune fonctionnaire débutant, vous étiez déjà cité parmi les grands commis de l’Etat doté d’une culture impressionnante.

Depuis que j’ai l’honneur de vous côtoyer, je peux témoigner que vous êtes resté à la hauteur de votre réputation, les principes et valeurs de la République chevillés au corps.

Au nom du Président et de la République, au nom de l’ensemble de l’équipe qui m’accompagne et en mon nom propre, je vous remercie très sincèrement pour l’élégance, la finesse et la rigueur avec lesquelles vous avez conduit cette session budgétaire.

J’associe à ces remerciements vos collaborateurs, dont je n’ignore pas le travail infatigable, même s’ils s’efforcent de l’exécuter avec une discrétion qui force l’admiration.

Honorables Députés,

Les mêmes remerciements vont enfin vers vous ; pour votre esprit de dialogue, pour votre patience, pour votre sens des responsabilités.

L’examen d’un projet de loi de finances est toujours l’occasion pour les Représentants du Peuple de demander des comptes au Gouvernement, exerçant en cela le pouvoir de contrôle qui leur est constitutionnellement reconnu.

Je voudrais témoigner aujourd’hui, à la face du monde, que l’Assemblée Nationale du Sénégal a assumé cette mission sans complaisance, mais toujours dans un esprit constructif.

Nos finances publiques en sortent améliorées et notre système démocratique en sort grandi.

Que Dieu veille sur le Sénégal et nous donne toujours la capacité d’agir au mieux des intérêts de nos concitoyens.

Je vous remercie de votre attention.

Vidéo - L'ARTP veut
Guéguerre et accusa