JOURNÉES CULTURELLES DE NDIAFFANE : La fraternité entre peuple sénégalais et mauritanien magnifiée

Le village de Ndiaffane, dans la commune des Agnam, a organisé ce week-end, ses journées culturelles placées sous le signe de la fraternité entre peuple sénégalais et mauritanien.

Ces journées se sont déroulées en présence du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, et ont permis aux populations du Dandé Maayo d’affirmer leur identité culturelle en extériorisant leurs talents de grands pêcheurs. La journée d’ouverture officielle des activités a été marquée par de belles prestations du Pékane (choral des pêcheurs) avec Hamo Diop, du « Fifiré » la (régate), course de pirogues avec les voisins du fleuve.

Cette manifestation a été un véritable rendez-vous culturel et a réuni toute l’administration territoriale de Matam, les élus locaux sénégalais et ceux de la République sœur de la Mauritanie, avec la présence du maire de Kaédi, de Nérré, de Jowol Rewo.

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, s’est réjoui de ce symbole de réalité de la fraternité entre les deux pays voisins séparés seulement par un fleuve.

La présence des maires de la Mauritanie aux côtés de leurs homologues sénégalais prouve, pour lui, que le phénomène d’identité culturelle comme celui du patrimoine transcendent les frontières nationales qui ont été « artificiellement » et « arbitrairement » établies entre les peuples.

Abdou Latif Coulibaly s’est également réjoui de la richesse culturelle notée dans cette zone frontalière avec la Mauritanie. « J’ai noté avec beaucoup de prestiges les prestations des « Soubalbés » à travers le Pékane, mais également avec beaucoup de résistance, la prestation des griots (Awloubés) avec le « Yéla », une tradition bien de ce terroir », a laissé entendre le ministre de la Culture. À son avis, les peuples de l’eau vivent une tradition particulière qui reflète une identité culturelle et aussi un phénomène culturel d’une exceptionnelle richesse.

Abdou Latif Coulibaly a réaffirmé son engagement de concrétiser la volonté du chef de l’État, Macky Sall, à faire de la culture, des acteurs culturels et de la production culturelle « un patrimoine qui puisse refléter notre identité pour le proposer à l’humanité entière dans ce que le président poète, Léopold Sédar Senghor, appelait le banquet de l’universel ».

Le représentant du maire de Kaedi s’est dit, très ému par l’invitation de ses parents de Ndiaffane. « Un fleuve ne peut être une frontière entre deux peuples frères. Ceci est l’effet du colon qui a voulu séparer un seul peuple », a-t-il dit. Selon lui, les peuples du Dandé Maayo (bord de fleuve) des deux rives restent un même et unique peuple, séparé par le fleuve Sénégal.

Farba Ngom a, pour sa part, estimé que le rayonnement de notre culture fait partie de la vision du chef de l’État pour un Sénégal émergent dans un monde de globalisation. C’est dans ce cadre qu’il a, en tant que maire de la commune des Agnam, dont fait partie Ndiaffane, accepté d’être le parrain de ces journées pour ensuite s’engager à donner un cachet exceptionnel à la première édition de ces 72 heures. Il a assuré que ces journées seront célébrées chaque année pour faire vivre la culture pular.

Pour le député et Maire des Agnam, la seule chose que les populations de la localité peuvent faire pour lui rendre la monnaie, c’est de voter Macky Sall en 2019 pour le réélire dès le premier tour.

Farba Ngom, qui ne cache pas ses choix politiques, culturels et religieux, a confié qu’en politique, Macky Sall demeure son leader et le restera pour toujours, le lead vocal du Dandé leniol, Baba Maal, son artiste préféré, et Cheikh Ahmed Tidiane (RTA), son guide spirituel.

 

Les images de la cérémonie officielle des 72 heures culturelles de Ndiaffane 

Journées Culturelles de Ndiaffane, Parrain Farba Ngom, Maire de Agnam, Ministre de la culture Abdou Latif Coulibaly, Culture, Fouta, Matam, Mauritanie (14)

 

 

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