HomeÀ la uneJean Pierre Senghor, secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire : «Il n’y a pas de famine et il n’y en aura pas à Matam»

Jean Pierre Senghor, secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire : «Il n’y a pas de famine et il n’y en aura pas à Matam»

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Le Conseil national de sécurité alimentaire dans son plan de riposte à l’insécurité alimentaire en mission conjointe à Podor et Matam a tenté de rassurer les populations du Nord lors d’un Crd (Comité régional de développement) tenu mercredi au centre Culturel régional.

Insécurité alimentaire ou famine à Matam ? Le Conseil national de la sécurité alimentaire et la Direction nationale de l’élevage, en mission conjointe dans le Nord, essaient de rassurer les populations de Podor et Matam, confrontées à des problèmes alimentaires à cause surtout d’une mauvaise pluviométrie lors de l’hivernage passé.

L’objectif de cette mission conjointe commanditée par le Premier ministre est surtout d’évaluer la situation en vue de l’élaboration en cas de besoin d’un plan de soutien, d’appui aux populations qui seraient en difficultés.

Selon Jean Pierre Senghor, Secrétaire Exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire, il s’agit d’évaluer la situation alimentaire et pastorale des départements de Podor, Matam, Kanel et Ranérou. “Même si la situation inquiète, elle n’est pas aussi grave comme on le sous-entend”, a dit M. Senghor puisque, selon lui, “il n’y a ni mort d’hommes encore moins pertes d’animaux domestiques”.

Evidemment, il demande aux journalistes de faire attention aux termes qu’ils utilisent pour décrire la situation, qui prévaut dans le Nord. “Car, dans le Nord, selon le secrétaire national du conseil de sécurité alimentaire, il n’y a pas de famine et il n’y en aura pas”, a-t-il persisté et signé, même s’il reconnait qu’il y des poches en difficulté. «Le Sénégal appartient à un ensemble de pays, les mots utilisés dans certains sujets doivent être pesés, les journalistes doivent parler de choses qui existent, car on ne saurait parler de la famine s’il n’y a pas morts d’hommes, et ici, au Sénégal, tel n’est pas le cas», précise le Secrétaire exécutif du Conseil national à la Sécurité alimentaire.

Poursuivant, M. Senghor explique : «La famine c’est lorsque plus de 20% de la population se retrouvent dans une situation de précarité où il n’y a rien à manger, elles n’ont pas de bétail, pas de solutions ni aucune stratégie et aucun soutien possible et que les populations meurent.

Le Sénégal n’en est pas à ce stade”, insiste-t-il. Il ajoute : “L’une des causes du problème auquel les populations sont confrontées est liée à un déficit pluviométrique, un phénomène naturel, dont la faute n’incombe pas l’Etat, aujourd’hui on parle de changement climatique dans le monde, dont les conséquences dépassent nos pays.

Tout compte fait, les autorités tentent d’apporter des solutions, sans attendre de se retrouver dans une situation de famine.” Selon lui, l’Etat a pris les devants pour élaborer son plan de riposte qui consistera à assister les personnes qui risquent de se retrouver en crise alimentaire avant d’en arriver à des situations incontrôlables. Si rien n’est fait avant la période de soudure qui intervient à partir du mois de juin, ces personnes courent le risque d’être dans une situation telle que, même avec une assistance humanitaire, elles connaîtraient des déficits alimentaires considérables et une malnutrition aiguë importante.

La Mission du Secrétariat exécutif du Conseil national de Sécurité alimentaire (Secnsa), entre autres, est de piloter la question de sécurité alimentaire dans le pays. Celle-ci n’étant pas seulement la production végétale, car il faut y ajouter la production animale, les capacités des populations d’accéder à la surproduction, donc faire avancer significativement la solidarité nationale en allant au-delà de la distribution de simples vivres.

C’est dans ce sens que s’inscrivait cette mission conjointe qui est venue à Matam tâter le pouls, se rendre de compte de visu, sentir la population, sentir la température et rendre compte aux décideurs qui prendront des mesures idoines face aux problèmes constatés.

 

    Djiby DEM Pour laviesenegalaise.com

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