HomeÀ la uneGrand Entretien de Ousmane Sonko avec Intelligences Magazine : Le Leader du PASTEF Les Patriotes livre ses vérités

Grand Entretien de Ousmane Sonko avec Intelligences Magazine : Le Leader du PASTEF Les Patriotes livre ses vérités

Candidat déclaré à la présidentielle du 24 février 2019, le Président de Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko figure dans  le cercle restreint des candidats qui ont pu franchir le cap des parrainages. Fêtant ce vendredi 04 janvier le 5ème anniversaire de la naissance de Pastef, Sonko s’arrête pour faire le point de son action politique avec Intelligences.info, avant de se projeter sur la présidentielle de février prochain.

Entretien.

Le verdict vient de tomber. Khalifa Sall reste en prison. Quelle lecture faite-vous du délibéré de la Cour suprême qui confirme ainsi la condamnation en appel du candidat de la Coalition Taxawu Senegaal ?

On a été constant depuis le début sur la procédure judiciaire à l’encontre du député maire Khalifa Ababacar Sall. Dès le début, nous avons été parmi les premiers à décrier une procédure politique avec, malheureusement, une instrumentalisation de la justice dans le but uniquement d’écarter un challenger gênant en la personne de Khalifa Sall, après avoir réussi à empêcher celle d’un autre challenger sérieux notamment Karim Wade.  Je crois que cette affaire est pleine d’enseignements pour nous. Le président Macky Sall ne recule devant rien pour avoir son second mandat.

Mais pour revenir concrètement au cas de Khalifa Sall, c’est une procédure qui a fini par mettre à nu le délitement de notre appareil judiciaire et son aplatissement devant l’exécutif. Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, on a vu un dossier enrôlé,  jugé, apprécié en appel  et vidé en cassation dans les délais aussi courts. Jamais, on a vu dans l’histoire judiciaire du Sénégal, un dossier qui a autant cristallisé des échecs ou des camouflets de la justice sénégalaise au plan international. Rappelons que la cour de la CEDEAO pour ne citer qu’elle, s’est prononcée. Moi je reviens d’une tournée internationale et dans tous les pays où je suis passé, au Canada, en France, en Espagne, à la mairie de Barcelone, un peu partout, personne ne comprend ce qui est en train de se passer au Sénégal avec le président Macky Sall.

Les avocats de Khalifa Sall parlent d’une possibilité de recours avec un rabat d’arrêt. Etes-vous optimiste de l’issue de ce procès pour le candidat de Taxawu Senegaal ?

Je ne peux pas entrer dans les détails parce que je ne suis pas un praticien de droit. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’au-delà du rejet en cassation, il y a la procédure de rabat d’arrêt avec un débat actuel sur son caractère suspensif ou non  que je ne peux pas trancher. Des avocats, que je connais me disent que le rabat d’arrêt devant la cour de cassation est suspensif. Dans ce cas, le député maire Khalifa Sall doit être candidat parce que la condamnation n’est toujours pas définitive et qu’à partir de ce moment, malgré les tripatouillages à la fois constitutionnels et législatifs du Président Macky Sall qui a modifié la constitution récemment et le code électoral pour y introduire la notion d’électeurs éligibles pour pouvoir prévoir ces cas. Parce que quand vous êtes condamnés à une certaine peine, vous n’êtes plus électeur, donc vous est éliminé d’office. 

Disons qu’aujourd’hui, nous sommes face à une situation inédite. C’est un président de la République sortant qui s’arroge le droit d’abord de dire quel Sénégalais aura le droit de voter ou de ne pas voter. Parce que jusqu’au moment où on parle, des milliers et des milliers de cartes nationales d’identité couplées à la carte d’électeur sont prises en otage par son ministre de l’Intérieur qui, aujourd’hui choisit quel Sénégalais doit voter ou non. Il y a des milliers de Sénégalais qui ont reçu  une pièce d’identité, mais au verso de laquelle il est inscrit que cette pièce d’identité ne donne pas le droit de vote. On a mis quand même 53 milliards pour réaliser ces pièces. Là où les autres pays n’ont pas mis la moitié pour avoir la même qualité de pièces. C’est un précédent extrêmement dangereux. Et j’ai dit, ni Macky Sall ni son épouse, ni ses fils ni ses ministres  n’ont plus de droit que n’importe quel citoyen à aller voter parce que c’est un droit citoyen.  Et le citoyen n’a que ce canal pour exprimer sa voix. Deuxième précédent dangereux et c’est inédit dans l’histoire du Sénégal, le candidat à sa propre succession qui s’arroge  le droit de choisir celui qui doit se mesurer à lui. C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un président détourne les prérogatives exorbitantes que lui donnent la constitution et les lois pour changer la destinée des Sénégalais pour améliorer les vécus des Sénégalais, pour instaurer une justice impartiale, qu’il détourne ses pouvoirs à des fins exclusives de réélection et à des fins d’éliminations d’adversaires politiques. C’est pourquoi nous disons qu’aujourd’hui ce n’est plus un débat politique. Ceux qui pensent que c’est une affaire de politiciens se trompent. Le citoyen est l’unique garant du processus démocratique. Et quand on arrive à un certain niveau de compréhension ou de déviation du jeu démocratique, c’est le citoyen qui doit jouer à l’arbitre en rappelant à l’ordre les différentes parties et particulièrement, la partie qui viole allègrement les règles du jeu. Pour cela, il faut que le citoyen sénégalais se sente de plus en plus concerné et le manifeste évidemment.

Mais à ce niveau est ce que vous n’avez pas une part de responsabilité. Avez-vous fait, en tant qu’acteurs politiques ce qu’il fallait  pour porter la bonne information auprès de vos militants ?

Ecoutez, je crois qu’il ne faut pas poser le débat ainsi. J’ai commencé par vous dire qu’il s’agit d’une affaire citoyenne et non politique.  Tous les jours que Dieu fait, les citoyens se rendent au niveau des préfectures et autres lieux de retrait des cartes d’électeurs, mais on leur répond toujours que les cartes ne sont pas là. L’exemple le plus illustratif est celui de la candidate Yacine Fall qui a rejoint notre coalition, il a fallu qu’elle adresse une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur. Quand la lettre a été publiée, c’est le ministre Aly Ngouille lui-même qui l’a appelé le lendemain pour lui dire qu’elle pouvait l’appeler directement au lieu de publier une lettre ouverte. Au finish, on lui a remis sa carte. Est-ce que dans une démocratie, un pays normal on est obligé de crier sur tous les toits pour avoir sa carte d’électeur?. Donc je crois qu’il ne s’agit pas d’une question de sensibilisation ou quoique ce soit. On l’a dit sur tous les plateaux de télévision, lors de nos tournées nationales et internationales, partout où on va, le premier message qui est lancé c’est : allez retirer vos cartes d’électeur. Et la réponse qu’on vous sert tout le temps, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis rendu dans plusieurs lieux de retrait de cartes sans succès. C’est fait sciemment pour que les gens arrivent à un niveau de découragement  tel qu’ils se voient obliger d’arrêter de bouger.

Je crois que si on veut avancer, il faut que les gens arrêtent de chercher des niveaux de responsabilités ailleurs que chez Macky Sall. Dans un pays comme le Sénégal, le seul responsable de la confection et de la délivrance des pièces d’identité c’est l’Etat

Ousmane Sonko, vous venez de procéder à la présentation de la Coalition Sonko Président 2019. Qu’est ce qui fait la particularité de cette coalition ?

Vous savez une coalition présidentielle est différente des autres coalitions. Une élection présidentielle comme le dit une formule consacrée, c’est le rendez-vous d’un homme avec le peuple. Evidemment cet homme se fait porter par un appareil, par une organisation. Que l’appareil soit un parti seulement ou une agrégation de partis et de mouvements politiques. Si vous demandez donc ce qui fait la particularité de cette coalition qui porte ma candidature, vous devez me demander d’abord ce qui fait la particularité du candidat Sonko. Mais, il y a les questions de fond et de forme.

D’abord dans la forme tous ceux qui se retrouvent dans cette coalition ne l’ont pas fait tout simplement pour être autour d’un homme. Ils se retrouvent d’abord dans une démarche, dans un discours, dans une vision transcrite par un livre de 255 pages présenté aux sénégalais, mais également dans l’élaboration d’une vision commune. Et jusqu’au moment où je vous parle, nous sommes en discussion avec beaucoup d’acteurs, y compris des candidats à la candidature qui ont jeté l’éponge avant même les dépôts des parrainages ou certains qui sont aujourd’hui recalés par le système de parrainage imposé par Macky Sall. Mais pour nous, quel que soit le profil de celui qu’on a en face, quel que soit ce qu’il pourrait apporter, il est important qu’on se retrouve, avant tout autour d’une table pour discuter techniquement sur un certain nombre d’aspects fondamentaux dans notre programme politique. Souvent, la première problématique posée c’est celle liée aux questions de souveraineté. C’est ce qui est le plus saillant dans notre discours politique. Sur la gestion de nos ressources naturelles, sur la question de notre indépendance monétaire, sur la préférence nationale, la protection de notre économie et l’accompagnement d’un secteur privé fort, les accords de partenariat économique, parce que nous considérons que c’est à ce niveau où se trouve le problème. Et malheureusement nos acteurs politiques, depuis 58 ans n’ont pas posé ces questions ou ne l’ont pas suffisamment fait. A la place, rien que des vœux pieux qui ne pourront jamais se réaliser si en amont vous n’avez pas réglé un certain nombre de questions qui ont un impact extraordinairement fort sur votre capacité à vous financer. Les politiques n’ont de sens que si vous pouvez les financer. Or, le Sénégal n’est pas aujourd’hui en mesure de le faire. De manière synthétique, voilà ce qui fait l’originalité de notre discours et de notre coalition.

 “Il n’y a aucun pays qui s’est développé par la dette”

 Vous avez tantôt évoqué dans votre réponse, la question de la monnaie, on vous connaît un discours au ton nationaliste qui dénonce une certaine mainmise des Français sur notre économie. Ne craignez-vous pas que tout cela se retourne contre vous ?

Il faut faire attention aux notions. Nous avons un discours patriotique et non nationaliste. Le nationalisme est assez exclusif, le patriotisme n’exclut personne, mais nous sommes pour le partenariat, pour l’ouverture, la collaboration, mais évidemment dans le sens compris de nos intérêts. Et c’est ça qui fonde les actions des Etats. Donc, nous avons un discours patriotique et panafricaniste et non un discours nationaliste qui dépasse même les aspects politiques, mais peut virer vers des aspects raciaux, ethniques ou autres.

Cette précision faite, nous avons des ambitions pour ce pays, si vous lisez notre livre-vision dans le chapitre consacré à la protection sociale, nous voulons offrir aux Sénégalais une protection sociale inclusive complète. Nous voulons que chaque Sénégalais ait ce minimum social, qu’il puisse se soigner quand il est malade, même s’il n’a pas de quoi payer, qu’il puisse être protégé dans son travail, etc. Nous voulons offrir aux Sénégalais un bon modèle agricole que nous avons développé dans le livre avec un accompagnement de nos agriculteurs, une subvention et une protection de l’économie. Nous le voulons aussi avec le secteur de la pêche, etc.

Le vouloir est une chose, mais le financer en est une autre. Pour ce faire, il est impératif d’avoir une mainmise totale et complète sur toutes nos capacités à mobiliser des ressources souveraines parce qu’il n’y a aucun pays qui s’est développé par la dette. Pour s’en sortir, il faut d’abord compter sur ses propres capacités avec, d’abord, une bonne mobilisation des ressources fiscales. Nous n’avons pas éprouvé, avec le système tel qu’il est, le cinquième de nos capacités fiscales parce que malheureusement on a ouvert des brèches extraordinaires qui conduisent à des niches fiscales. Les niches qui sont dans la loi fiscale avec des exonérations de pans entiers de l’économie, dans le secteur des mines, des hydrocarbures, etc., où vous retrouverez des multinationales qui viennent pomper nos ressources sans payer un franc d’impôt. Il faut revoir tout cela. Donc il faut améliorer nos capacités à recouvrer des recettes fiscales, mais cela suppose que le contribuable sache pourquoi il paye ses impôts. Quand il se rendra compte comme dans les pays Scandinaves que ce qu’il paye lui permet d’avoir une protection sociale complète, ce contribuable sera enclin à payer. Après les  recettes fiscales, nous aurons nos ressources naturelles justement. Croyez-vous qu’il soit normal et correct qu’on nous dise que nous n’avons que 10% des droits sur nos ressources naturelles ?

Pendant longtemps vous avez été dépeint par vos adversaires comme un candidat intégriste. Malgré cela vous êtes sans doute aujourd’hui la une des révélations politiques de cette année. Comment expliquez-vous ce gain de popularité ?

Nous notre cible ce sont les Sénégalais, ce ne sont pas les adversaires politiques. Je ne me préoccupe même pas de Macky Sall, je ne l’écoute même pas parce qu’il ne m’intéresse pas. Evidemment, depuis la sortie de notre livre en septembre dernier il y a eu une hystérie nationale et de l’autre côté, chacun sortait pour dire qu’il est intégriste, il serait membre du Mfdc, Yahya Jammeh le financerait. Bref,  ils abusaient plus qu’autre chose et l’effet nous a été bénéfique parce que cela a amené beaucoup plus de Sénégalais à s’intéresser à nous. Mais après, être la révélation ou non, c’est vous qui devez apprécier si effectivement tel est le cas. C’est la troisième année consécutive que des organes de presse me désignent ‘’Homme de l’année’’ ou la révélation, etc. On ne se prend pas la tête pour autant, nous restons très lucides. Nous avons fait du chemin certes, mais il en reste encore. Cependant, nous ne boudons pas notre plaisir par rapport au chemin parcouru et aux résultats obtenus. Nous rendons grâce à Dieu. Nous sommes dans un combat politique immense, extrêmement lourd et les citoyens considèrent que nous avons apporté quelque chose de neuf et de différent dans le landerneau politique.

Quel a été le vrai déclic de votre engagement, à quel moment vous l’avez pris et à qui vous en avez discuté pour la première fois ?

Vous savez notre engagement politique peut être particulier Personnellement, je n’ai jamais envisagé de faire de la politique. J’ai fait toujours partie des sénégalais qui considèrent que la politique n’est pas compatible avec certaines valeurs, à cause de l’image que la majorité de nos politiciens nous renvoient : la démagogie, le détournement de deniers publics, le piétinement de toutes les valeurs qui constituent le soubassement de notre éducation. Et je ne suis pas le seul à voir la politique comme ça. De manière générale d’ailleurs, les Sénégalais voient la politique de cette manière. Et donc, nous étions restés très loin de la politique, de tout ce qui concerne la politique. Personnellement, je n’avais jamais pris de cartes de membres d’un parti politique. Je n’avais jamais assisté à une réunion politique, à fortiori un meeting. Et là nous avons commencé avec le syndicalisme, en 2003/2004. Je fais partie d’un petit groupe qui avait pris l’initiative de créer un syndicat aux impôts, qui est le premier d’ailleurs  au ministère des Finances. Dans un contexte assez difficile où l’autorité ministérielle et même présidentielle avait juré qu’il n’y aurait pas de syndicats au sein de ce ministère, à fortiori aux impôts, parce que vous savez très bien ce que représentent stratégiquement les impôts. Quand vous faites 60% du budget de l’Etat, et quand vous gérez aussi le foncier, évidemment, c’est une administration extrêmement stratégique. Nous avons mené ces premiers combats, ça n’a pas été facile avec des menaces, des intimidations, des propositions. Vous savez l’Etat, c’est toujours le bâton et la carotte. Et quand ils se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient plus nous arrêter, quand il y a eu une adhésion massive des agents, nous avons eu à mettre en place ce syndicat dont j’ai eu l’honneur d’avoir été porté à sa tête, sans l’avoir demandé. J’ai présidé aux destinées de ce syndicat pendant huit bonnes années. Ça été très instructif, parce que notre conception des choses, c’était que, à un certain niveau, même si vous êtes des hauts fonctionnaires, sortis de l’école nationale d’administration hiérarchie A, vous ne pouvez pas rester dans un syndicalisme alimentaire. Nous sommes allés très vite au-devant pour nous intéresser à des questions qui, d’habitude, n’ont jamais été pris en charge par les syndicats : l’outil de travail, la marche de la maison, l’organisation de l’administration, les réformes législatives, etc.

Nos publications ont fini de nous révéler au grand jour. Et je me rappelle en 2008 je crois, au lancement des assises nationales, les initiateurs sont venus nous voir pour nous inviter à participer aux assises nationales. Après concertation, on a accepté, malgré les menaces qui pesaient sur nous. Je crois que ça été mon premier contact direct avec les acteurs politiques. Parce que j’ai eu à les fréquenter plus ou moins à ce niveau-là, mais ce n’était pas pour autant le déclic. C’est en 2013 que des amis sont venus me proposer d’entrer en politique. On est allé en assemblée générale le 04 Janvier 2014, donc demain (04 Janvier 2019, l’entretien a été réalisé le 03 janvier, ndlr), on aura cinq ans jour pour jour. Et lors de cette assemblée générale,  il s’est trouvé qu’ils s’étaient entendus pour porter leur choix sur ma personne, pour être le président du parti. Et c’est comme ça qu’on est arrivé en politique et nous considérons que c’est notre destin. Et Dieu a fait que, en tout cas pour le moment, ça a pris une tournure assez positive

Une dernière question pour clore cet entretien. Au soir du 24 février 2019, si vous êtes élu Président de la République, quel serait la première mesure que vous prendriez ?

Vous savez ça c’est une question à laquelle, il est extrêmement difficile de répondre, surtout dans un pays où tout est urgent. Souvent, quand les gens me disent tout est à refaire dans ce pays, je dis non, tout est à faire. On refait ce qui a été fait et qui s’est défait. Nous sommes dans un pays où tout est à faire. Ce qui est sûr c’est que, dans le programme que nous sommes en train de finaliser, nous allons présenter aux Sénégalais s’il plaît à Dieu, après la proclamation des candidatures, nous allons dire aux sénégalais, voilà ce que nous voulons faire, mais pour chaque élément, quand est ce que nous pensons pouvoir le faire. Exemple, quand nous disons qu’il faut sortir du Franc CFA ou faire sortir la France du Franc CFA, ça ne veut pas dire que nous sommes tenus dans les six mois de sortir du Franc CFA, non. Ce qui est sûr c’est que le Franc CFA ne peut pas porter notre développement. Nous l’avons dit et nous l’avons démontré. Maintenant, nous allons discuter avec nos partenaires de l’Uemoa, ces 8 Etats, pour leur dire voilà ce que nous proposons, voilà ce que nous pensons. Si on a un résultat à ce niveau, tant mieux. Nous gardons notre franc CFA et demandons à la France de ne plus siéger au Conseil d’administration et de nous restituer nos 50% de réserve. C’est simple. Si nous n’avons pas ces résultats-là, nous allons prendre nos responsabilités. Nous allons mettre en place un chronogramme pour nous fixer un délai pour discuter avec nos partenaires et c’est ce chronogramme qui va définir les mesures prioritaires au lendemain de la prestation de serment.

 

 

 


Entretien réalisé par Mandiaye Thiobane – www.intelligences.info

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