Formation professionnelle et insertion des diplômés dans le monde du travail au menu d’une journée de réflexion organisée par l’ADHA

Adama Mbengue - Président de l’Ong ADHA

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) crée un cadre de concertation et de réflexion sur la qualité de la formation professionnelle et l’insertion des jeunes dans le monde du travail pour réduire le taux de chômage des diplômés. ADHA en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert et le groupe Institut Africain de Management (IAM) a organisé ce mercredi, une journée de réflexion et d’échanges au tour du thème : “la qualité de l’enseignement supérieur et l’employabilité des diplômés : le cas spécifique des écoles de formation professionnelle “.

A travers cette rencontre, l’Ong pose le débat sur la floraison des écoles de formation et le taux des diplômés chômeurs qui ne cesse de monter. Selon le président de l’ADHA Adama Mbengue, cette journée de rencontre est un cadre qui consiste à inviter des spécialistes de l’enseignement supérieur pour échanger sur cette question qui touche la jeunesse.

D’après lui, chaque année, 265 000 nouveaux jeunes diplômés arrivent sur le marché de l’emploi et seuls 30 000 trouvent du travail. D’où leur interrogation sur le sort des restants. L’Ong dans son programme se propose de sensibiliser en posant le débat pour situer les responsabilités et trouver une solution à ce problème. Adama Mbengue interpelle l’État à jouer pleinement son rôle dans la régularisation des écoles de formation et le patronat dans sa politique d’offres d’emplois.

Pour le sociologue Djiby Diakhaté, directeur de la recherche à l’IAM, il faut s’interroger sur la qualité de la formation professionnelle. Il pense que celle-ci doit être améliorée pour développer l’employabilité chez les apprenants. “Il faut une formation de qualité qui soit constamment évaluée de manière à être réadaptée, revue et corrigée pour prendre en charge les attentes de la communauté”, dit-il.

L’idée, de son avis, est d’aller vers une formation professionnelle où l’apprenant est plus actif et non passif. C’est à dire que celui-ci ne se contente pas seulement de recevoir des enseignements et partir mais, travailler avec modules pour faire en sorte que les apprenants une fois qu’ils auront fini leurs études puissent trouver facilement du travail ou créer leur propre emploi.

Abdoul BABA

Moustapha Diakhaté
Interrogations sur l