HomeÉconomieÉROSION CÔTIÈRE: 3,5 milliards F Cfa pour faire face aux graves menaces

ÉROSION CÔTIÈRE: 3,5 milliards F Cfa pour faire face aux graves menaces

Amadou HOTT - Ministre de l'Economie du Plan et de la Coopération

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a souligné, lors de la signature de convention de financement de la gestion intégrée des zones côtières, “qu’il n’est plus question seulement de continuer à s’endetter pour faire des projets’’.

Le gouvernement du Sénégal veut réduire le risque d’érosion côtière, en partenariat avec l’Union européenne. Plus de 5,3 millions d’euros (soit près de 3,5 milliards de francs Cfa) sont mobilisés pour œuvrer à la mise en place d’une gestion intégrée des zones côtières à l’échelle nationale. Hier a eu lieu la signature d’une convention de financement entre le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le directeur général de la Coopération internationale, Stefano Manservisi.

En effet, les zones côtières font face à de graves menaces, qui sont aggravées par le changement climatique, notamment à travers l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et la généralisation des épisodes climatiques extrêmes. La zone côtière, au Sénégal, représente,selon eux, un capital environnemental, économique, social et culturel essentiel pour le développement du pays. La majorité de la population du pays se concentre sur ses 700 km de façade maritime, de la Casamance à l’embouchure du fleuve Sénégal.

Selon le ministre de l’Economie Amadou Hott, ce projet permet la mise en œuvre de plusieurs activités liées à la gestion de l’érosion côtière. L’ambassadrice de l’Union européenne, Irene Mingasson, y voit un projet innovant, une dimension de renforcement de capacité Institutionnelle, la création d’opportunités, en particulier d’emplois des jeunes femmes et hommes.

Ce projet vise, de manière générale, la gestion intégrée des zones côtières. “Nous sommes convaincus que, dans l’économie verte,il y a un levier important de création d’emplois’’, souligne Mme Mingasson. Cette convention intervient en marge de la Conférence régionale de haut niveau pour l’économie circulaire, les industries vertes et les emplois en Afrique de l’Ouest, qui se tient les 22 et 23 juillet 2019 au Cicad de Diamniadio. Le ministre Amadou Hott de souligner que “l’investissement privé est au cœur des actions que l’Etat va entreprendre pour booster l’investissement privé et atteindre des taux de croissance élevés’’.

A son avis, “il n’est plus question seulement de continuer à s’endetter pour faire des projets, il faut s’endetter au strict minimum, pour permettre au secteur de faire et d’exécuter des projets en utilisant des ressources gratuites de l’Union européenne’’. Ce, pour répondre à l’appel de M. Manservisi sur des possibilités de travailler avec l’Union européenne pour booster l’investissement privé, dans le futur.

Le directeur général de la Coopération internationale, Stefano Manservisi, souhaite qu’un programme national, dans ce cadre, soit mis en place pour l’investissement privé,afin de dynamiser l’activité économique du pays. Il trouve que les phénomènes d’érosion côtière touchent l’environnement social. Cette alliance mondiale contre le changement climatique mise en place vise à développer des stratégies de lutte contre ce fléau.

AG de l'ADS : Dr Ad