HomeActualitéEGYPTE 2019 : Et si c’était la CAN du Sénégal ?

EGYPTE 2019 : Et si c’était la CAN du Sénégal ?

Can 2019 - Coupe, Finale Sénégal

Sans pour autant vouloir vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, encore moins être euphorique après une belle première victoire (2 – 0) contre une vaillante équipe de la Tanzanie dirigée par l’ancienne gloire du foot Nigérian, Emmanuel Amunike, l’équipe du Sénégal peut prétendre à quelque chose de grandiose en Egypte cette année. Pour cause, tous les ingrédients nécessaires sont réunis pour pousser plus haut les lions. Majorité, opposition, artistes, citoyen lambda, bref le pays tout entier est à fond derrière les lions et l’équipe a mis toutes les chances de son côté pour obtenir ce premier titre continental. L’on sent d’ailleurs cette année, une équipe plutôt conquérante, que suffisante.

Les atouts de l’équipe pour cette CAN

Comme atouts majeurs, il y a cet échec en ¼ de final contre le Cameroun (vainqueur de l’édition de 2017), ainsi que l’élimination au premier du mondial 2018. En fin connaisseur du foot et sachant bien que tout échec porte le germe du succès, Aliou CISSE a su tirer de bonnes leçons de ces échecs pour galvaniser son équipe à se transcender pour se relancer à la conquête de ce premier titre continental qui a glisser entre nos doigts à Bamako il y a 17 ans. Le coach Cissé, va donc s’inspirer de son échec d’aujourd’hui, pour préparer la victoire de demain. Cela, grâce à l’accompagnement des autorités, le mental fort du coach et du staff, la sérénité du groupe, des joueurs de classe mondiale et des jeunes talents en confiance qui constituent également des atouts majeurs à exploiter.

Le signal fort pour la conquête de la CAN 2019 !

Un trophée ne se gagne pas en phase de poule certes, mais on peut le perdre au premier tour. Ceci étant, pour les lions, la conquête du trophée continental a commencé bien avant le coup d’envoi de cette CAN. D’abord, avec un parcours sans faute lors des éliminatoires dont 5 victoires et un nul, l’expérience du mondial et surtout ce mental serein du groupe, le Sénégal se présente comme un prétendant très sérieux pour décrocher une première étoile africaine. Comme pour confirmer ce statut et cette belle lancée, c’est contre un ancien champion d’Afrique (Nigéria) que les lions savoureront la joie de la victoire (1- 0) sur la route qui mène au pays des pharaons. Certes, une courte victoire, mais très importante tant sur le plan psychologique que sportif, car elle aura permis aux lions de débarquer sur le sol Egyptien, avec un mental solide et une puissance pharaonique qu’ils confirmeront d’ailleurs face aux étoiles du kilimanjaro de la Tanzanie lors de leur première sortie (2-0). Une première victoire qui fait beaucoup de bien à l’équipe mais également au jeune Krepin Diatta, élu homme du match pour sa grande première avec les lions. Un signal fort du jeune joueur de 20 ans pour redynamiser l’équipe, mais aussi, assurer la relève en cas d’absence d’un cadre.

Le Sénégal favori ? Aliou Cissé ne le perçoit pas ainsi !

22e au classement FIFA (14 juin) et première nation africaine de foot, le Sénégal part logiquement favori sur papier pour cette 32e CAN. Mais puisque l’humilité précède la gloire, le coach des lions de la teranga se veut plutôt optimiste. Il affirmait d’ailleurs à cet effet « je le dis et le maintiens : le Sénégal n’est pas favori ! Pour cette compétition, il nous faudra de la sueur, des larmes et parfois du sang. Depuis quelques années, le Sénégal est qualifié d’éternel favori, mais les équipes favorites sont celles qui ont déjà remporté une CAN. Le Cameroun tenant du titre ou encore l’Egypte pays organisateur. Etre première équipe africaine au classement FIFA ne veut rien dire. La France est championne du monde, mais elle n’est pas numéro un du classement mondial » avait laissé entendre Cissé, le 19 juin dernier. Citant également la Côte d’Ivoire, la Tunisie ou encore le Maroc comme étant plus favori que nous, le coach reste très positif et reconnait par la même occasion, que nous sommes de vaillants guerriers.  « Nous sommes de bons challengers et nous sommes optimistes. Nous gagnons progressivement en certitudes quant à notre équipe et notre jeu, mais il faut rester humble » ajouta-t-il.

Une philosophie de vrai conquérant !

Si le football se compose de quatre éléments nécessaires à savoir le mental, l’environnement, la tactique et la technique, le coach Cissé ne manque pas de discours positifs pour fortifier et consolider ses joueurs afin qu’ils aient un mental d’acier pour aller jusqu’au bout dans cette compétition. Sa vision du jeu, son fort caractère, ses choix assumés, son expérience dans les compétitions de haut niveau, sa détermination, sa philosophie, tous ces éléments font de lui aujourd’hui l’homme clé de la situation, qui pourra nous conduire au sommet du foot africain non pas sur papier, mais sur les pelouses bien sûr. D’ailleurs, pour galvaniser ses joueurs, le coach avait décidé de publier sa liste pour cette CAN 2019, le 31 mai dernier (date de la victoire des Lions contre la France en match d’ouverture du mondial 2002 à Séoul »; une date symbolique pour tout joueur de l’équipe nationale qui veut écrire une page de l’histoire du foot Sénégalais « sa propre page ».

Grâce aux Lions, l’Afrique de l’ouest pourra rattraper l’Afrique du nord au palmarès de la CAN !

Si l’Afrique de l’ouest est le plus représentée en Egypte avec neuf (9) pays sur 24, à savoir (le Benin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Nigéria et le Sénégal) ; représenté par quatre (4) pays (l’Algérie, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie) le nord a plutôt une longueur d’avance sur l’ouest au palmarès du nombre de trophée remporté. Avec sept (7) titres pour l’Egypte (1957 – 1959 – 1986 – 1998 – 2006 – 2008 – 2010), un pour le Maroc (1976), un pour l’Algérie (1990) et un pour la Tunisie (2004), le nord totalise dix (10) trophées sur 31. Et la concurrence semble très rude avec l’ouest qui en possède neuf (9) dont quatre (4) pour le Ghana (1963 – 1965 – 1978 – 1982), trois (3) pour le Nigéria (1982 – 1994 – 2013); et deux (2) pour la Côte d’Ivoire (1992 – 2015). Certes, les neuf représentants ouest-africains sont tous prétendants au titre, mais le cas des lions en est une particularité. Car, le pays semble avoir s’offrir tous les ingrédients nécessaires pour ne pas laisser échapper cette 32e édition qui rapprochera sans nul doute Sadio Mané du ballon d’Or africain qui l’échappe de justesse, depuis deux ans. En voici, quelques éléments qui constitueront une motivation supplémentaire pour la bande Kalidou Koulibabaly pour faire un peu mieux que leurs aînés de 2002.

L’union sacrée autour des lions  pour une première étoile !

Après quatre ans d’ajustement, de réajustement avec des hauts et des bas et des joueurs très performants qui planent au sommet de leur art, Les lions semblent plus que jamais prêts à rugir sur le toit de l’Afrique à partir des sommets pointus des pyramides pharaoniques. Une hypothèse confirmé par l’entraineur lui-même qui indiquait, quelques jours avant le début de cette CAN, que l’élimination au premier tour du mondial « nous a permis d’évoluer, de gagner en expérience et de nous renforcer » avant d’ajouter « qu’il nous a fallu plus de quatre ans pour trouver les bons équilibres, notamment avec l’arrivée de nouveaux joueurs, mais je crois que nous y sommes ». Des mots forts qui incarnent la confiance et les efforts consentis par tout le pays pour arriver à ce niveau. Mais c’est maintenant que le plus dure commence, puisqu’il faut terminer en beauté ce qui est commencé il y a fort longtemps…

 

            Tiémoko Boubacar

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