HomeÀ la uneCRITIQUE CINE… « Maîtresse d’un homme marié », Saison 1, épisode… : « Nos yeux vont bientôt s’habituer… »

CRITIQUE CINE… « Maîtresse d’un homme marié », Saison 1, épisode… : « Nos yeux vont bientôt s’habituer… »

Maîtresse d'un homme marié, Série, Téléfilm Sénégalais

Ne devrai-je même pas changer le titre de cette réflexion et mettre : « on y est »?  Les scènes de sexe dans les séries sénégalaises. Nos yeux vont bientôt s’habituer à en voir. Je me demande si ce n’est pas déjà le cas. Les yeux d’abord vont s’en habituer. Ensuite nos cerveaux intégreront le fait pour qu’en fin de compte, le sexe dans les télévisions devienne une réalité bien sénégalaise.

Disons les choses telles qu’elles sont d’ailleurs. Le regard du sénégalais s’est déjà pleinement accoutumé  à la vue du sexe à travers le petit écran. Seulement ce n’était pas encore popularisé par des séries essentiellement sénégalaises. Mais, patience, ce sera dans l’ordre du banal, d’ici peu de temps.

« Maîtresse d’un homme marié », c’est le nom de la toute nouvelle série qui fait le buzz. Rappelons que cette production vient s’ajouter à d’autres qui avaient ainsi ouvert la voie : « un café avec », « Pod et Marichou »… Mais, cette série a ceci de particulier que dès le premier épisode de la première saison, elle met presque nue une jeune belle femme (la maîtresse) dans le lit d’un homme marié. On n’a pas montré l’acte sexuel, certes, mais, c’est déjà un très grand pas. On parle à nos yeux : « écoutez vos yeux ». On demande aussi à notre cerveau d’intégrer dans sa galerie cette réalité. On nous demande d’abriter cela dans la banalité du quotidien sénégalais. Et…ça commence bien…n’est-ce pas ?

Le nom d’ailleurs de la série est très évocatrice : « maîtresse d’un homme marié ». Le titre de la production cinématographique en dit tout long. Cette production ressemble à ce qu’était le hip hop à ses débuts. Comme de jeunes rappeurs pleins de fougue, les acteurs et les actrices semblent dire : « on va tout dire ». Non, reformulons : « on va tout montrer. »

Tout ? Oui, tout ! Même le tabou. Cependant, le sénégalais, ou, la sociologie sénégalaise, est-elle prête à recevoir le tabou dans le petit écran. Mais, un petit retour vers le passé  (réalisé par Joseph Gai Ramaka en 2003) nous montrera qu’il y a eu une certaine « Karmen Gai » (réalisé en 2003 par Joseph Gai Ramaka et qui avait fait couler beaucoup d’encre) dans le monde cinématographique sénégalais…

En tout état de cause « maîtresse d’un homme marié » est là et…suivons…


La Maîtresse d'un homme marié

 

      Moussa Seck – laviesenegalaise.com

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