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Concertations sur les urgences : Le Sénégal ne compte que 60 médecins urgentistes

Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Santé et de l'Action Sociale

Dans le cadre d’une prise en charge adéquate et pour une réforme en profondeur de la gestion des urgences, des concertations inclusives se tiennent depuis hier et jusqu’au 02 octobre 2019, à Dakar. Ces premières concertations permettront de diagnostiquer les causes profondes et de proposer des stratégies pour améliorer la prise en charge, même si le Sénégal ne compte que 60 médecins urgentistes pour le moment.

Le métier de médecin urgentiste étant un nouveau métier au Sénégal, a été créé il y’a une dizaine d’années. Pour le moment, même avec tous les investissements faits par les autorités politiques pour satisfaire la demande en urgence, le manque drastique de médecins urgentistes se fait sentir. Selon Pr Mamadou Diarra Beye, Directeur du Samu national, il y’a plus de 60 médecins urgentistes qui sont formés au Sénégal. Ce qui justifie ce manque. Mais, il a annoncé par ailleurs qu’une trentaine d’autres médecins vont bientôt terminer leur formation. Ce qui va agrandir les rangs de ce corps de métier. « Nous avons une trentaine qui sont en formation et qui vont bientôt renforcer les rangs », a-t-il déclaré. Pr Mamadou Diarra Beye s’exprimait en marge des premières concertations nationales sur les urgences médicales, où il a fait savoir que c’est à travers une formation universitaire diplômante qu’on devient urgentiste au Sénégal.

Ce dernier, dans son réquisitoire toujours a expliqué que l’urgence est définie de deux façons. « Il y a le spécialiste qui définit l’urgence comme ayant reçu un appel d’un patient qui présente une pathologie qui si elle n’est prise en charge dans l’immédiat peut entraîner le décès ou la complication du patient. Deuxièmement, il y a une autre définition de l’urgence définit par les patients. Parce que le patient qui se sent en danger a le droit de se présenter aux praticiens et doit être reçu à part entière », -explique-t-il.

Revenant sur la rencontre du jour qui se tiendra jusqu’au 02 octobre 2019, le Directeur du Samu national de faire part qu’il s’agit d’un état des lieux sur l’organisation des soins d’urgences aussi bien dans le secteur pré-hospitalier c’est à dire depuis le domicile, sur la voie publique et dans les routes avec les accidents de la circulation. « L’idée est de donner des recommandations pour permettre aux sénégalais d’accéder plus rapidement à des services d’urgences depuis leurs domiciles, parce que quand les urgences surviennent surtout celles vitales, c’est vraiment les premières minutes voire les premières heures de la prise en charge qui conditionnent une vie. Et quand les urgences sont prises en charge précocement depuis le milieu pré-hospitalier cela permet aux malades d’arriver à l’hôpital dans de bons services », renseigne-t-il.

le même sens, Fiacre Coly, président de la commission santé de l’Uael de préciser : « la mauvaise gestion des urgences dans nos hôpitaux condamnent de la part des officiers des mesures drastiques ». Selon lui, 76 % de structures hospitalières du pays disposent des services d’accueil des urgences. Parmi ces SAU 96 % ne sont pas aux normes. Le diagnostic est le même au niveau des centres de santé où 39 disposent d’une unité d’accueil des urgences aux normes. « De manière générale, nos structures de santé souffrent d’un manque criard de personnes techniques spécialisées et d’équipements appropriés. Des insuffisance dans le transfert des malades des postes de santé, des centres de santé vers les hôpitaux constituent également de goulots d’étranglement », lance-t-il.

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé, prenant la parole a déclaré que la question des urgences est « une grande préoccupation » à la fois du gouvernement du Sénégal et des autres acteurs. « Cette situation nous interpelle tous, même si notre ambition commune est d’arriver à une gestion performante des urgences », dit-il. Raison pour laquelle, il exhorte aux acteurs durant ces concertations, d’identifier nos forces en termes d’acquis à consolider, mais surtout nos faiblesses.

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