HomeActualitéMATAR BA, MAIRE DE FATICK: « La reddition des comptes est une exigence des Sénégalais »

MATAR BA, MAIRE DE FATICK: « La reddition des comptes est une exigence des Sénégalais »

MATAR BA-Ministre des Sports

Depuis Fatick où il a octroyé, ce week-end, un financement de 10 millions aux femmes de sa ville, le maire de Fatick, Matar Ba, a nié toute main politique derrière l’affaire Khalifa Sall. Il a en outre réitéré que la reddition des comptes est une exigence des Sénégalais.

Le maire de la commune de Fatick, Matar Ba, a octroyé ce week-end un financement de 10 millions de francs CFA aux femmes de sa ville.Il a profité de la manifestation pour se prononcer sur l’actualité politique du pays dominée par l’emprisonnement du maire de Dakar,Khalifa Sall accusé de détournement de deniers publics,dans la gestion des fonds de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

A ce propos, le maire de Fatick s’est voulu clair sur un point : la reddition des comptes est une exigence des populations sénégalaises.Il estime ainsi que toute personne qui gère des deniers publics devra, à un moment donné de sa gestion, rendre des comptes. “La reddition des comptes est un choix du Président Macky Sall, mais aussi des Sénégalais.

Ma mairie a été auditée, tout comme celles de Dakar, Ziguinchor, Saint-Louis, Guédiawaye, Pikine et tant d’autres. J’ai été fouillé et des recommandations m’ont été faites”,a soutenu le maire de Fatick.“Tous ceux qui gèrent des deniers publics doivent rendre compte. Quand on convoque quelqu’un dans ce sens, je ne pense pas qu’il faille ameuter toute la population et en faire un débat politique”,renchérit le responsable de l’Alliance pour la République, entouré de la coordonnatrice de la Convergence des jeunesses républicaines(Cojer), Thérèse Faye Diouf, et de l’ancien directeur général du Coud, Sitor Ndour qui a rejoint le camp présidentiel, après lui avoir tourné le dos dans un premier temps.

Selon Matar Ba, si c’est une chose d’être à la tête d’une institution, c’en est une autre d’assumer les conséquences qui peuvent être heureuses ou malheureuses. “Quand on est convoqué et qu’on a les arguments pour démontrer qu’on est blanc comme neige, je ne vois pas pourquoi il faudrait chauffer le climat social”, souligne le ministre des Sports. Qui rappelle d’ailleurs que le temps de la justice restera toujours le temps de la justice. Car, souligne-t-il, “sans justice,il n’y a ni développement ni paix”. De ce point de vue, il pense qu”’il faudrait que tout le monde respecte les décisions de justice”.“Il ne faudrait pas qu’on verse dans la malhonnêteté intellectuelle. Le président de la République n’a rien à voir ni dans l’affaire Bamba Fall ni dans les dossiers de Khalifa Sall et de BarthélemyDias”, soutient-il.

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