HomeÀ la uneMacky Sall : « les enseignants impliqués dans l’affaire des fuites au Bac font honte à la Nation »

Macky Sall : « les enseignants impliqués dans l’affaire des fuites au Bac font honte à la Nation »

«Les enseignants ayant participé à cette funeste entreprise n’ont plus leur place dans notre système éducatif. Ils font honte à la Nation. Ils font honte à la société.» C’est en ces termes que Macky Sall a traité hier, à la remise  des prix du Concours général, les auteurs des fuites au Bac.

L’évènement cadre bien pour savonner les tricheurs. Lors de la cérémonie de remise de prix aux lauréats du Concours général, qui fête l’excellence de notre système éducatif, le président de la République, qui a encore du mal à digérer les fuites organisées au baccalauréat de cette année, et qui continue de ruminer sa colère en attendant que cette affaire soit tirée au clair après l’ouverture d’une enquête, n’a pas mâché ses mots en parlant de cette affaire.

Hier, pour une deuxième fois en public, le chef de l’Etat est revenu sur cette mauvaise traversée du Bac et a fait une leçon aux tricheurs et leurs complices. «Ceux qui ont facilité, organisé et bénéficié de ces fuites font honte à l’école», déclare sans mettre de gants Macky Sall sous les applaudissements des parents d’élèves, fiers de leurs enfants mais aussi d’amis et autres invités.

Il renchérit : «Ils font honte à la Nation. Ils font honte à la société. L’école n’est pas un lieu où doivent s’exercer la mis- ère de valeurs et la déliquescence de l’éthique. Un lieu où la tentation servile de la triche et l’appât du gain facile réduiraient à néant le goût de l’effort et la vertu du savoir-être.» Pour lui, «les enseignants ayant participé à cette funeste entreprise n’ont plus leur place dans notre système éducatif. Parce qu’un enseignant est d’abord par définition un éducateur».

Faisant la part des choses, le chef de l’Etat a rendu un vibrant hommage aux braves hommes et femmes qui sacrifient leur vie pour l’éducation des enfants en leur inculquant les bonnes pratiques en classe. «Une infime minorité insignifiante par son nombre et ses actes délictueux ne peut en aucune manière salir tout un corps entièrement voué et dévoué à l’école», reconnait-il.

Sur le chapitre des sanctions qui attendent les auteurs, il promet et que «personne n’en doute, que l’enquête en cours sur les fuites sera menée à son terme. Les responsabilités seront rigoureusement situées. Toutes les suites judiciaires et autres sanctions idoines suivront sans aucune exception».

D’ores et déjà, il a soumis des recommandations pour éviter de pareilles situations à l’avenir. Il dit : «Je demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour une meilleure sécurisation des épreuves des examens et concours. Je demande aussi aux services de l’Etat concernés d’étudier sans délai, les modalités de renforcement de sanction contre les violations de la réglementation en la matière.»

Regrettant l’absence de prix en philosophie, citoyenneté et droit de l’Homme, il dira à l’endroit de Serigne Mbaye Thiam : «Monsieur le ministre de l’Education, il me parait souhaitable que l’initiation à la philosophie soit pratiquée dès le début du second cycle.» Par ailleurs, le président de la République s’est réjoui des «efforts soutenus en faveur de l’éducation.

Plus de 24% de notre budget national sont consacrés à l’éducation dépassant ainsi la norme de 20% que préconise l’agenda éducation 2030». Conscient «qu’une école viable, stable et pacifiée reste le meilleur gage de la qualité de l’éducation», Macky Sall a exprimé sa volonté à la «poursuite d’un dialogue ouvert, franc et productif avec les partenaires sociaux et au respect des engagements convenus pour la pacification de l’espace scolaire».

 

LeQuotidien

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